Des castes... qui s'aiment pas
 
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 Mitsimraith, le lion flamboyant

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Mitsimraith



Messages : 38
Date d'inscription : 03/06/2014

MessageSujet: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:15

Chapitre 1 : Raxus Prime



    Trois enfants, seuls, se débrouillant pour survivre dans cette immense décharge qu'est Raxus Prime, tel est mon souvenir le plus lointain. Je n'ai jamais connu mes parents mais peu m'importait car tout trois nous étions une famille, nous étions tels des frères. Chaque jour nous chassions de quoi nous nourrir et nous cherchions des objets à revendre aux brocanteurs de passage en échange de denrées de base. Notre vie n'avait rien de très enviable, nous ne possédions que peu de choses, nous n'avions que peu de confort et nous devions sans cesse lutter pour vivre, cependant nous ne manquions pas de nourriture, nous nous soignions quand nous étions malades, notre amitié nous rendait presque cette vie agréable. Longtemps nous avions cru que cette vie durerait indéfiniment cependant tel ne fut pas le cas, notre existence se trouva bouleversée lorsque nous découvrîmes le cube.

    Tout commença un jour comme tout les autres, nous avions une quinzaine d'années, nous ignorions alors tout du conflit qui ravageait la galaxie depuis quelques années seulement, la république, l'empire, tout cela nous était étranger. Nous chassions le musard dans l'espoir de pouvoir en dresser un. Nous nous glissions entre les tas d'objets hétéroclites. Gamil était de loin le meilleur pour avancer discrètement et attraper une proie. Byggvir s'occupait de rabattre les proie tandis que je coordonnais leur mouvement d'une haut d'une petite colline à l'aide d'une langue de signes que nous avions inventé. Soudain un éclat étrange attira mon regard, une lumière étrange même sur cette planète. Je fis signe aux deux autres et nous partîmes à la recherche de l'objet mystérieux. Je commis alors une terrible erreur.

"Mitsi, il nous suit toujours."

Je reniflai avec mépris. "Ce gosse est pathétique quand comprendra-t-il que l'on ne veut pas de lui ? Qu'il essaie un peu de vivre par lui même et qu'il arrête de profiter de la gentillesse de Bygg."

"Tu ne devrais pas dire ça, on est tous dans la même galère, on devrait l'aider. C'est terrible de rester seul ici."

"Tu es trop gentil, sans nous tu aurais fini esclave depuis longtemps, voilà ce qu'il faut faire pour survivre."

Je me dirigeai vers ce petit enfant d'une dizaine d'années qui nous suivait depuis plusieurs semaines déjà. Je ne l'avais jamais aimé, il était chétif et avait l'air sournois. Je pense que l'espoir d'enfin trouver un artefact que l'on pourrait échanger contre un billet pour quitter ce dépotoir, me rendit encore plus méfiant à son égard. Je me dressai devant lui.

"Cela fait trop longtemps déjà que tu nous suis, que tu profites de notre générosité, maintenant pars ou je t'arracherais moi-même tes petits yeux de fouine."
J'étais resté particulièrement calme en le menaçant et c'est sans doute ce qui l'effraya le plus, il partit à toute jambe tandis que nous continuâmes notre progression.

Devant nous un cube étrange était posé sur un tas d'ordure, il émettait un rayonnement étrange et un profond sentiment de malaise nous envahit. Cependant je ne pouvais réprimer l'envie de le toucher, et finalement je cédai, exactement au même moment que mes frères. En un instant une douleur intense m'envahit, une suite de plans, d'images, de récits, de coordonnées défilaient dans mon esprit, et juste avant de m'évanouir je ne pus que distinguer deux petits yeux de fouine.

Lorsque je me réveillais, je remarquai le cube devenu terne, mes frères se réveillaient à mes côtés. Cependant ce qui me frappa fut la présence d'une escouade de soldats républicains qui nous encerclaient, un enfant d'une dizaine d'années aux côtés de leur chef.
"Lequel d'entre vous l'a touché?"

Se relevant péniblement Gamil parvint à articuler. "Qu'est ce que ça peut vous faire ?"

"Nous voulions les données de ce cube, malheureusement il est maintenant inutilisable. Cependant en échange de ces informations nous pouvons vous garantir une vie meilleure dans la grande république."

Je souris. Ils mentaient c'était évident, Gamil et Bygg le savaient aussi. Cependant je ne savais que faire. Bygg se leva. "C'est moi, j'ai les infos que vous souhaitez. Emmenez moi avec vous mais laissez mes frères tranquilles."

Bygg reçu un coup au ventre et s'effondra. Un des soldats de l'escouade le hissa sur son épaule, tandis que le chef ramassait le cube.
"Je ne veux aucun témoin, Lars occupe toi d'eux, on t'attend au vaisseau."

Un sourire sadique éclaira le sourire de Lars, tandis que le gosse fondait en larme, gémissant que l'on lui avait promis une vie meilleure. Tout se passa si vite, une fois les soldats hors de vue, Lars me visa. D'un mouvement rapide j'esquivai son premier tir, je le frappai ensuite au genou, il s'effondra en hurlant de douleur. Je m'emparais de son arme et c'est ainsi que je tuai pour la première fois. Je voulu me ruer à la suite des soldats républicains, mais Gamil me retint.
"Seuls nous ne pourrons que nous faire tuer."

Je lâchai mon arme et des larmes coulèrent sur mon visage. Gamil la ramassa et visa le gosse qui nous avait trahit et c'est ainsi qu'il tua pour la première fois.
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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:17

Chapitre 2 : La séparation


  Nous avions abandonné Bygg. Je savais que je n'y pouvais rien, cependant cela n'empêcha pas la douleur et la tristesse de m'assaillir. Trois jours durant je restais allongé dans notre cabane, à pleurer, à désespérer et à me maudir moi et tous ceux qui avaient joué un rôle dans cette histoire. Ce furent les trois jours les plus pathétiques que j'ai vécu, l'indécision et la dépression me rongeaient. Mais au matin du quatrième jour alors que je m'apitoyais sur ma propre faiblesse, mes yeux se posèrent sur le blaster que nous avions rapporté. J'étais faible. Je pris l'arme et sortis de la cabane.

"Tu te décides enfin à sortir."
Plus une remarque qu'une question. Je regardai Gamil juché sur un tas d'ordure, un pile de documents à ses côtés. Je l'ignorai et continuai ma route. Une fois que je vis une cible valable je visai et tirai dessus. Les jours s'écoulèrent ainsi, de mon lever jusqu'à mon coucher je m'entrainais au blaster et au combat à mains nues grâce à des holodisques et à un vieux lecteur que j'avais trouvés il y a longtemps déjà, parfois je partais chasser afin de nous procurer de quoi survivre. Gamil quant à lui restait à lire ses documents et à consulter ses holodisques qu'il dénichait un peu partout dans les alentours. Chaque soir il me résumait ce qu'il avait appris me contant l'histoire de la minable République et du glorieux Empire Sith. C'étaient principalement des récits de missions, des extraits de journaux ou de livres, mais il semblait y attacher une grande importance.

  Je ne m'en étais pas rendu compte à l'époque cependant il y avait quelque chose de brisé en Gamil, l'exhaltation qui transparaissait dans ses yeux lorsqu'il évoquait les massacres et les pillages aurait dû m'avertir, mais il était et est toujours mon frère et je refusais d'accepter ce qu'il était devenu. La colère nous motivait, elle coulait dans nos veines, nous voulions nous venger, reprendre Bygg, tuer les soldats et détruire la République. Pourtant au lieu de nous unir notre colère nous éloignait lentement l'un de l'autre. J'avais tourné ma colère contre moi-même, je haissais ma faiblesse et chaque jour je tentais de m'améliorer, afin de pouvoir un jour devenir fort et pouvoir affronter tous ceux qui se mettraient en travers de ma route. Gamil avait tourné sa colère contre tous les autres, il haissait la République et tous ses idéaux, il méprisait les faibles, il était en admiration devant l'Empire, il louait la sagesse de l'Empereur.

  Un soir, Gamil fixait un insigne impérial devant le feu, son regard était lointain. Puis soudainement surexcité, Gamil se tourna vers moi. Il tenta de me convaincre de rejoindre l'Empire, voulant échanger mon blaster contre un transport pour une lointaine planète, puis m'exposant un plan délirant pour intégrer les rangs de l'armée impériale. Je refusais tout net, contrairement à Gamil je n'éprouvais nulle considération pour les siths, pour moi ils n'étaient que des êtres dépourvus de tout honneur, indignes de confiances, perdus dans leur quête assoiffée de puissance et de pouvoir. Ce soir là nous eûmes la plus grande dispute que nous n'ayons jamais eu, Gamil finit par me laisser seul devant le feu. Après l'avoir longtemps attendu, je partis me coucher.

  Lorsque je me réveillais le lendemain, Gamil et mon blaster avaient disparu. Je souris, je ne pensais pas qu'il irait jusque là, mais quelque part je m'en doutais. Je réalisai alors à quel point tout avait changé, à quel point nous avions changé. Quelques mois plus tôt il n'aurait même pas envisagé de me laisser et maintenant, il était parti. Je sortis de la cabane, gardant le mince espoir de retrouver Gamil à l'extérieur. Rien. Je marchais, le paysage défilait devant mes yeux, j'ai toujours aimé marcher, cela me permettait de me changer les idées. Un bruit au loin. J'escaladais un tas d'ordures, trois personnes en armure se frayaient un chemin entre les objets éparses. C'étaient des mercenaires comme j'en avais souvent vus, à la recherche d'une quelconque crapule espérant trouver refuge dans ce dépotoire. Pourtant cette rencontre fut différente de toutes les précédentes.

Une foule de données défilèrent dans mon esprit, l'histoire des Mandaloriens, leur technologie, leurs coutûmes, leur langue mais plus encore, en l'espace d'un instant je connus l'emplacement de tous les soldats, les vaisseaux, les forteresses Mandaloriennes, je crus devenir fou, mais tout s'arrêta aussi vite que cela avait commencé, la plupart des informations disparurent, seules restèrent celles dont j'avais besoin. Je m'approchai de leur chef.

"Mandalorien, je te défies."
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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:17

Chapitre 3 : Le duel




  Bygg était sûrement mort à l'heure actuelle, Gamil m'avait abandonné, j'étais seul. La douleur, la tristesse, la colère m'avaient tout d'abord submergé , mais maintenant je me sentais apaisé, ma volonté avait tout balayé. J'étais faible, minable, voilà pourquoi j'avais tout perdu. J'avais essayé de changer mais cela n'avait pas suffit à retenir Gamil. J'avais besoin d'aide, j'avais besoin d'un guide. Je cherchais la puissance, l'honneur et un clan, et tout cela seuls les Mandaloriens pouvaient me l'apporter. Je l'avais compris dès que mes yeux se posèrent sur le petit groupe. Mais on ne devient pas Mandalorien comme on devient jedi, en inspirant la pitié à un maître, ou comme l'on devient un soldat, en signant au bas d'une page, pour devenir un Mandalorien, il n'y a qu'une solution, il faut leur prouver qu'on le mérite.

"Mandalorien, je te défies."
En prononçant ces mots je ne savais pas si je méritais un tel honneur, mais j'étais prêt à tout pour leur montrer ce que je valais, même si pour cela je devais mettre ma vie en jeu. Le chef me fixa tandis que les deux autres éclatèrent de rire. Je refusai de montrer le moindre signe d'irritation, si je voulais qu'ils me considèrent comme un adversaire honorable je devais me comporter comme tel. Rassemblant mon courage, je restais impassible et le défiais à nouveau, cette fois en employant le Mando'a, la langue des Mandaloriens. Les deux mercenaires se turent subitement. Maintenant leur chef ne pouvait plus refuser mon défi, il y allait de son honneur.

  Sa réaction ne se fit pas attendre, son poing fila dans ma direction. Je l'esquivai, parai son coup d'une main et frappai en direction de son foie. Il ne prit même pas la peine d'éviter mon coup, il souffla, il l'avait senti passer. Il cherchait à tester mes capacités, cependant je fus celui qui pâtis le plus de mon coup, j'avais frappé entre les plaques de l'armure, pourtant le choc avait résonné dans tout mon bras, mon poing saignait. Je devais rester concentré, je me remis en garde. Un coup en direction de ma tête, je me baissai pour l'esquiver. Concentré sur son poing droit, je ne fis pas attention son poing gauche, il m'envoya un uppercut qui me projeta quelques mètres en arrière. Je me stabilisais, un goût métallique envahissais ma bouche, je devais avoir quelques côtes fêlées et peut être même brisées, cela s'annonçait mal je devais me ressaisir.

  Je devais changer de stratégie, mon adversaire était plus fort, plus rapide, il était protégé par une armure lourde et il était bien plus expérimenté que moi. Je souris, j'avais un avantage sur lui, j'avais peut être une petite chance de m'en sortir. J'étais plus jeune. Peut-être étais je plus endurant, c'était mon espoir. Lorsqu'il fut sur moi, je ne tentais plus de le frapper, j'esquivais, je parais, je me déplaçais en permanence, je faisais attention à chacun de ses mouvements, ses poings, ses pieds, ses coudes, sa tête, rien ne devait m'échapper. Mes côtes me faisaient souffrir, je grimaçais à chaque fois que je devais me déplacer et mon adversaire l'avait bien compris, cependant je savais que je ne devais pas laisser cette douleur me ralentir, sinon je mourrais. Je réussis à dépasser ma douleur, ma fatigue, ma peur, je me sentais fort, j'étais excité, j'étais heureux.

  Peu à peu les mouvements du Mandalorien ralentissaient, sa respiration devenait un râle, sa garde était de plus en plus basse. Je devais agir avant qu'il jette ses dernières forces dans la bataille, je doutais de pouvoir survivre à son dernier assaut. Je vis une faille, je projetai mon poing vers son cou, je voulais lui briser la pomme d'Adam, il aurait suffoqué à mes pieds. Mais dès que mon poing partit, je sus que j'avais perdu, je m'étais jeté dans son piège. D'une main il m’attrapa la poignet, de l'autre il me brisa le coude. Il me frappa au foie, m'envoyant rouler par terre.

  Je refusais de gémir, je refusais de pleurer, je refusais à ma douleur le droit de se manifester, je peinais à rester maître de moi-même, mais puisque je devais mourir, je refusais de périr comme un lâche, je serai fort, je le regarderai en face. Le Mandalorien s'avançait vers moi. Ma peur grandissait, mes larmes perlaient, non, je ne devais pas céder. Il n'était plus qu'à un pas, je tentais de me relever, mon ventre me faisait souffrir atrocement, mon bras droit pendait inutilisable, je crachais du sang. Il envoya son pied dans mon visage, je sentis mon nez se briser. Je tombais à terre à nouveau. Il m'enjamba. Il refusait d'en finir avec moi ! Comment pouvait-il me traiter avec tant de mépris ? Je ne valais même pas la peine qu'il m'achève ? Il allait me laisser ainsi, à la merci des charognards qui peuplent cette planète, une fin minable, pour une existence minable.

  J'articulais péniblement : "Pourquoi ?"
La voix déformée par son armure, il me répondit : "Tu étais faible, lent, stupide, tu manquais de technique et d'expérience. Tu n'étais qu'un petit homme pathétique. Comment pouvais-tu espérer me battre." Il se tut l'espace d'un instant. "Tu as intérêt à t'améliorer et vite, je ne tolérerai pas une telle faiblesse de la part de mon aide de camp."
Mon éclat de rire se transforma rapidement en une toux, je crachais du sang, la douleur irradiais dans ma poitrine, je m'évanouis.


Chapitre 4 : Le baptême du feu



 Je me réveillais péniblement. Mon esprit encore embrumé, je revenais lentement à la réalité mais tout me semblait si lointain, je me sentais comme enveloppé dans de la ouate. Une voix assourdie se fraya un chemin jusqu'à mes oreilles.
"Trois jours ! C'que tu t'rends compte à quel point on peut s'ennuyer quand on passe trois jours à surveiller un type dans une cuve de kolto."
Je dus faire un effort de volonté pour donner une cohérence à mes pensées, tout me semblait si irréel. J'avais l'impression de flotter. J'avais ouvert les yeux, mais je ne percevais que des images floues. J'éprouvais une sensation étrange dans la gorge. Soudain tous les éléments se relièrent dans mon esprit, en un instant je compris. Je me sentais mal, enfermé dans une cuve, un masque sur le visage, je voulais sortir, je m'agitais.
"Rhaa, deux s'condes, je vais te sortir de là, calme toi."
Un bruit métallique retentit, suivi d'un bruit d'aspiration. Le kolto s'évacua rapidement, je tombais par terre à genoux, mes côtes me faisaient souffrir. Les parois du tubes s'abaissèrent. Le Mandalorien s'approcha de moi et m'examina.
"Bon, tes blessures ont bien cicatrisées, ton nez s'est remis en place. Tes côtes et ton coude sont encore en mauvais état mais tu t'en rem'tra vite. J'te conseille de tousser pendant que j'retire le masque, le tuyau sortira plus facilement."
Je m'exécutais, même en toussant la sensation était désagréable, d'autant que tousser me faisait mal aux côtes. Ensuite l'homme me mit le bras droit en écharpe et entoura ma poitrine de bandages afin de maintenir mes côtes en place.
"Voilà, c'est d'jà mieux com' ça. Maint'nant y a plus qu'à attendre. Au fait, moi c'est Irmin."
Je souriais, j'avais atteint mon but, il me traitait comme l'un des leurs, un des leurs encore limités et faibles, mais il ne tenait qu'à moi de changer cela.
"Je m'appelle Mitsimraith, mais appelle moi Mitsi et ... merci pour tout."
"Humpf, attends avant d'dire merci. Frea t'a seul'ment donné une chance de t'joindre à nous, rien d'autre. D'ailleurs quand on parle du loup..."
Irmin sortit un holocommunicateur de sa poche, il vibrait, Irmin appuya sur un bouton, un Mandalorien apparut, accroupi comme s'il s'abritait de tirs de blasters.
"Irmin, on l'a retrouvé, il est sur une petite colline, il nous tire dessus dès qu'on s'approche. Le gosse est réveillé ?"
"Ouais"
"Ok, alors amène le, je t'envoie les coordonnées."

Le trajet fut rapide, nous en fîmes la plus grande partie avec le vaisseau, puis nous finîmes à pied. Irmin ne m'adressa pas la parole de tout le trajet et soudain avant d'arriver devant le chef, il se tourna vers moi, un sourire sur le visage.
"Tu as d'la chance, petit. Moi j'avais dû faire face à un wookie, toi tu n'as qu'un advozse. 'Fin bon courage quand même."
Ces paroles m'avaient déconcerté, peut être pensaient-ils que j'allais prendre part au combat alors que j'avais un bras inutilisable et que mes côtes me faisaient encore souffrir, mais s'ils m'en pensaient capable, je refusais de les décevoir. Irmin m'envoya auprès du chef. Il était accroupi derrière un tas d'ordures, je l'y rejoins. L'advozse tirait au hasard, de toute façon avec un blaster à une telle distance il n'avait aucune chance de nous atteindre même en visant. De temps à autre un tir s'écrasait sur le monticule derrière lequel nous étions, mais cela ne présentait aucun réel danger.
"Alors voilà, sa tête est mise à prix, cependant on doit le capturer vivant, à toi de jouer."
Je regardais le masque du Mandalorien qui me faisait face, j'étais incapable de savoir s'il s'agissait d'une blague. Devant mon air déconcerté, il continua.
"Tu ne crois quand même pas que ton petit duel suffirait à me convaincre ? Aller, c'est ton baptême du feu, réussit le et tu pourras nous rejoindre, échoues et j'espère que tu auras la décence de mourir en essayant."
"Mais...Mais je suis blessé, je n'ai aucune arme, je...je..."
Je ne savais que répondre face à sa folie, comment pouvait-il me demander ça. Le chef passa sa main derrière son dos.
"Ok, puisque tu le demandes, je veux bien te donner une arme."
Il me tendit un long couteau cranté. Je l'acceptais, cela était toujours cela de pris, mais je n'avais pas la moindre idée de ce que je pouvais faire. Le chef me regardait, il devait attendre que je me décide. Les tirs de blaster continuaient à pleuvoir un peu partout. Le chef s'adressa à moi, l'amusement qui pointait dans sa voix jusque là avait disparu.
"Tu dois te rendre compte que la force des Mandaloriens ne viens pas que de leurs muscles et de leur technologie mais surtout de leur tête et de leur cœur. Pour un Mandalorien, cet alien n'est rien, il n'est en aucun cas une menace. Maintenant vas y."
Je me relevais, je devais me montrer à la hauteur ? Eh bien soit. A un mètre de moi je vis une grande porte de métal, je la saisis, sûrement une porte d'un ancien coffre-fort. Je me servis de la porte comme un bouclier. L'advozse me pris pour cible, plus j'avançais plus ses tirs devenaient précis. Je sentais l'impact du plasma sur mon bouclier improvisé, chaque tir me secouait, mes côtes me faisaient mal, mais je continuais à avancer.
Arrivé à quelques mètres de l'alien, le métal chauffait, mes mains commençaient à me faire souffrir, elles brûlaient. L'advozse continuait à me tirer dessus, il était stupide, tenace mais stupide. Rassemblant mes forces je lançais la porte sur mon adversaire. Il se jeta à terre afin de l'éviter. Je me précipitai sur lui, le couteau à la main, il tendit son blaster dans ma direction. Je plongeai sur lui mais il était plus rapide que je ne le pensais. Il tira. Son tir m’érafla le visage, la douleur fut intense, il m'avait atteint à l’œil. Il visait mal, j’atterris sur lui, la couteau dans ma main gauche. Je ne sais comment mais je réussis à garder mon sang froid, je maîtrisai ma douleur et ma colère, je lui enfonçais mon couteau dans l'épaule, son bras s'effondra, il hurla. Je lâchai la lame et lui assénais un coup de poing qui le mis KO.
Je me tournai vers les Mandaloriens et me relevai. J'étais borgne mais j'avais réussi. Ils étaient juste derrière moi et me regardaient. Irmin éclata de rire, et retira le gant de sa main gauche, sa main était entièrement robotisée.
"Le wookie m'avait donné plus fil à retordre, tout le bras est com' ça. Enfin, maint'nant t'es des nôtres."
Il posa sa main sur mon épaule puis se dirigea vers l'advosze et me plaça sur son épaule. Le chef passa à côté de moi sans même me regarder, il ramassa le blaster et me le tendit. Je le pris et sans un mot, nous repartîmes vers le vaisseau.


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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:18

Chapitre 5 : Le clan Palad


Après une courte marche nous arrivâmes au vaisseau. Le chef qui ouvrait la marche se tourna vers nous.
"Njord, on part pour Nar Shadaa, Irmin, occupes toi de notre invité, et toi, suis moi."
Tandis que les deux autres Mandaloriens exécutaient les ordres de leur chef, je le suivais jusqu'à un grande salle occupée par une table et de nombreuses chaises. Il en choisit une et me montra celle en face de lui. Je m'y assis. Il retira son casque. Une cascade de long cheveux dorés tomba sur ses épaules. J'eus du mal à dissimuler ma surprise et je pense qu'elle s'en amusa. Quelques minutes auparavant, je n'aurais pu me douter que le grand Mandalorien qui m'avait vaincu avec tant de facilité était une femme.
" Vous...
-Oui ? "
Sa voix, auparavant déformée par son casque, était maintenant chaleureuse et douce. Je ne savais que lui dire.
" Je ne me doutais pas...
- De quoi ? "
J'avais l'impression d'être un oisillon devant un chat, elle jouait avec moi, était-ce encore un de ses pièges ? Elle avait éprouvé ma force, mon courage et ma volonté, que pouvait elle juger d'autre. Je décidais d'être prudent.
" Je ne me doutais pas que vous étiez aussi belle."
Je rougis, pourquoi je rougissais, je garde encore une certaine honte devant ce comportement puérile, mais au fond, j'étais encore un gosse à l'époque.
" Merci, gamin, répondit-elle en souriant. Enfin ce n'est pas pour cela que je souhaitais te parler. Tu as prouvé ta valeur, tu es encore loin d'être un véritable Mandalorien, mais tu es l'un des notres désormais, je m'engage à t'entraîner et à t'enseigner nos préceptes. De ton côté, tu devras t'entraîner avec acharnement, apprendre ce que je t'enseignerais et respecter nos valeurs.
- Je m'y engage.
- Bien, connais tu le Resol'Nare ?
- Les six Actions, les piliers de la culture mandalorienne ? Porter l'armure, parler le Mando'a, défendre sa famille, élever ses enfants, apporter la prospérité au clan et répondre à l'appel de Mandalore.
- En effet. Pour ce qui est de l'armure, nous verrons sur Nar Shadaa, j'ai déjà une petite idée. Le Mando'a, tu sais déjà le parler. Je t'apprendrais à te défendre et à défendre ta famille. Je doute que tu aies besoin d'élever des enfants pour l'instant. Et pour ce qui est de Mandalore, cela fait bien longtemps que nul n'a revendiqué ce titre. Mais je souhaite te parler de notre clan. Car tu ne dois pas seulement aider à notre prospérité, tu dois connaître notre histoire, nos valeurs."
Je hochais la tête à chacune de ses paroles. Je souhaitais si ardemment être Mandalorien, j'accepterais n'importe laquelle de ses conditions.
" Nous faisons parti du clan Palad, fondé par Egvard Palad le chasseur de dragons, issu du clan Ordo réunifié par Canderous Ordo, le dernier Mandalore."
Pendant de nombreuses heures, Frea m'enseigna l'histoire de mon clan et du clan dont nous étions issu : le clan Ordo. Il y a près de trois siècles, Canderous avait promis à Revan que le clan Ordo défendrait la République contre l'Empire Sith. Cependant deux siècles plus tard, certains membres du clans avaient remis en cause cette promesse, selon eux nul Mandalorien, fut-il Mandalore, ne peut prendre un engagement tel que celui de Canderous. Egvard Ordo s'était fait la voix de ce mouvement. Egvard était un grand chasseur, renommé pour ses prises, notamment un gigantesque dragon Krayt, cette notoriété lui permis de faire scission du clan Ordo et de créer son propre clan, le clan Palad, en hommage à sa fiancée défunte Palad Ordo. Seuls quelques Mandaloriens le suivirent dans cette entreprise, nombreux étaient ceux qui refusaient le serment de Canderous, mais de là à quitter leur propre clan, rares furent ceux qui franchirent le pas. Frea était la petite fille d'Egvard. Elle acceptait l'histoire de son clan et la décision de son ancêtre cependant elle admirait Canderous Ordo et regrettait la scission, je le lisais dans ses yeux même si je me rendais compte qu'elle ne me l'avouerais jamais.
" Maintenant, que tu connais notre histoire, tu dois connaître nos valeurs. Nous vivons pour l'honneur, non pour le pouvoir ni l'argent. Nous ne combattons que pour deux raisons : défendre ceux qui nous sont chers et devenir plus fort. C'est au travers du combat que nous nous améliorons, c'est au travers du combat que nous comprenons qui nous sommes. Notre technologie, nos valeurs nous viennent du combat. La violence et la cruauté sont des armes, nous en usons pour que nos adversaires nous craignent, pour qu'ils fuient devant nous en sachant ce dont nous sommes capable, mais nous n'usons pas de cruauté inutilement. Laisser libre cours à ses instincts bestiaux n'est en aucun cas honorable, nous ne sommes pas des siths. Tu ne dois pas prendre plaisir à faire souffrir tes adversaires, nous sommes au-dessus de cela. Nous ne sommes ni bons ni mauvais, nous sommes des prédateurs, nous ne pouvons être jugés de la façon dont nos proies se jugent. Nous sommes des lions, il est normal que les moutons nous craignent, nous qualifient de monstres, mais pour autant nous ne le sommes pas. Certains d'entre nous ce sont égarés, ont oublié ces préceptes, mais je ne tolérerais pas qu'il en soit ainsi au sein de mon clan. "
J'acquissais en souriant, je me rendais alors compte que c'était ainsi que je souhaitais vivre, je suis un Mandalorien et encore maintenant je respecte ces principes. Pendant encore de nombreuses heures, Frea s'entretint avec moi, m'enseignant ce qu'est l'honneur, la façon dont je devais me comporter avec d'autres Mandalorien, le respect et la franchise étaient les concepts les plus importants, et avec les autres, qu'elles étaient mes devoirs, mes responsabilités et tant de choses encore. Elle finit par "Bon, on a assez discuté pour aujourd'hui, va te coucher, demain une rude journée t'attends", avant de se lever et de me laisser seul dans la salle de réunion. Je suivis son conseil et me couchais, bien décidé à prendre un peu de repos avant de commencer l'entraînement mandalorien.
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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:19

Chapitre 6 : Le cyborg

Le trajet jusqu'à Nar Shadaa dura trois jours pendant lesquels Frea instaura ce qui fut plus tard ma routine quotidienne. Elle venait me réveiller après un bref sommeil par un "on arrête de glander gamin" peu amène. La première fois je commis l'erreur de me rendormir, la sanction fut brutale, Frea revint dans ma chambre cinq minutes plus tard, furieuse, et me donna un coup violent à l'entrejambe. Les deux autres jours je sautais du lit en entendant sa voix. Je partageais ma cabine avec les trois autres membres de l'équipage, Irmin, un grand Mandalorien avec un bras robotique qui occupait le poste de médecin de bord et qui semblait m'apprécier, Njord, le pilote, il était bien plus élancé, bien moins sociable et ne m'adressait quasiment pas la parole et enfin Siofn, notre mécanicienne, une jeune femme particulièrement orgueilleuse qui me traitait comme un gamin ignorant et stupide alors que je n'étais même sûr qu'elle soit plus âgée que moi, même si je devais l'admettre elle était douée.
Après mon réveil plus ou moins douloureux, je m'habillais en vitesse et me dirigeais vers la salle d'entrainement. Cette pièce était d'une taille raisonnable pour un tel vaisseau, quelques mannequins, un tapis et des appareils pour le moins étrange la décoraient. Je m’entraînais alors à manier un blaster, le premier entraînement commença de façon pour le moins basique.
"Bon place toi au milieu de la salle, prends ce blaster et vise le mannequin."
Frea me donna un blaster spécifique pour l'entrainement. J'exécutai ses ordres, tendant le blaster à bout de bras.
"Première règle: soit calme, n'hésite pas à prendre ton temps pour viser. Chaque tir doit tuer, nous ne sommes pas des bouchers. Soit efficace."
Je pris donc le temps de viser et après quelques instants je tirais en plein entre les "yeux" du mannequin. Frea m'encouragea à continuer. Ce fut répétitif et ennuyeux, d'autant que tirer sur une cible statique à dix mètres de soi n'était pas un véritable défi. Je reçus un coup violent sur le côté de la tête et m'effondrait subitement. Lorsque je repris péniblement connaissance, j'entendis Frea soupirer.
"Deuxième règle: ne relâche jamais ton attention. Tu dois être concentré mais pas aveugle. Maintenant vise les cibles."
Frea enclencha un mécanisme, des lumières s'allumaient sur les murs, je les visais et tirais dessus. Plus le temps passait plus les cibles s'allumaient et s'éteignaient vite et je finis par avoir du mal à les atteindre. Frea semblait satisfaite, j'avais peu d'entrainement avec un blaster, mais le manier me semblait naturel, instinctif. Je me demandais si cela était un autre des présents du cube, mais très vite je compris que cela m'importait peu.
Je poursuivis cet entrainement le deuxième jour, bien que la difficulté s'était encore accru, et le troisième jour, Frea me permis de m'entraîner sur des cibles mouvantes, de petits droïdes flottants qui, contrairement aux cibles sur les murs, pouvaient riposter par des tirs qui bien que non dangereux me causaient une vive douleur. Frea m'enseigna alors sa troisième règle: "Tu combats rarement des banthas, tes adversaires peuvent riposter et ils le feront, ils bougeront, se cacheront, s'embusqueront, alors soit vif et plus rapide qu'eux." Lorsque je lui répondis que cela contredisait la première règle, elle me répondit: "Pas pour un Mandalorien."
Cet entrainement était suivi d'un repas frugal que je partageais avec Frea, pendant lequel elle m'enseignait l'histoire galactique et plus particulièrement l'histoire des Mandaloriens. Je me souvenais d'une bonne partie de ce qu'elle m'expliquait, mais elle parlait bien et j'aimais l'écouter.
Après qu'elle eut fini de me parler, nous retournions à la salle d'entrainement pour que j'y apprenne à me "battre comme un vrai Mandalorien". Je croisais souvent Irmin s’entraînant sur un mannequin ou Siofn bricolant dans un coin me regardant me faire martyriser par Frea avec un petit sourire méprisant au bord des lèvres. Contrairement au maniement du blaster, le combat rapproché, que ce soit à mains nues, au bâton ou à l'épée, était bien plus complexe avec un œil en moins. J'étais incapable d'apprécier les distances et j'avais un angle mort bien trop important. Le premier jour Frea me mit à terre à de très nombreuses reprises avant que je ne lui fasse remarquer. Elle sourit.
"Tu as raison." Elle prit un morceau d'étoffe et me banda mon œil valide. "C'est bien mieux ainsi." Je l'entendis rire devant mon air déconcerté. "Ta vue n'est qu'un de tes sens, écoute le rythme de ma respiration et le bruit que je fais en bougeant, ressent la vibration de l'air qui se déplace et le léger tremblement de la terre lorsque je pose mes pieds, fais confiance à ton instinct." Je me concentrais sur mon ouïe et mon toucher, mais je n'entendais rien d'autre que le souffle régulier de Frea, je ne sentais rien d'autre que le contact du sol sous mes pieds. Je ne saurais dire combien de temps s'écoula ainsi et soudain je sentis quelque chose, je sentis un coup violent au niveau du foie. J'entendais mon sang qui battais à mes tympans. "Essaie encore."
Le premier jour, je me traînai jusqu'à la table pour prendre un véritable repas en compagnie de l'équipage au complet, mais j'étais trop épuisé pour participer à leurs conversations, j'arrivais à peine à saisir ce dont ils parlaient, puis je me couchais perclu de courbatures et couvert de bleus. Le deuxième jour se finit de la même façon. Le troisième jour, exténué, meurtri, les bras maintenant avec difficulté une garde valable, je crus percevoir un léger changement dans la respiration de Frea avant de recevoir, encore une fois, un coup qui m'envoya à terre, sans doute mon imagination. Je me relevais avec difficulté.
"Bon, on s'arrête là, ça vaudra mieux, de toute façon on est presque arrivé et j'ai un petit cadeau pour toi. Siofn ?"
La jeune Mandalorienne tendit à Frea l'objet qu'elle bricolait depuis trois jours déjà. "Suis moi, gamin." Et je la suivis jusqu'à l'infirmerie. L'advosce y était emprisonné dans une cellule énergétique et Irmin était allongé sur l'un des lits.
"Irmin ?
- Nan, j'dors pas cap'taine, grommela-t-il en se levant.
- Tant mieux, parce qu'il est tant de s'occuper du gamin.
- L'implant est prêt ?
- Bien sûr, j'avais dis qu'il serait prêt avant qu'on arrive, il est prêt avant qu'on arrive, dit Siofn fière d'elle.
- Ok, allonge toi alors", me dit Irmin avec un sourire bienveillant.
Je m'allongeais et Irmin me fit respirer un gaz anesthésiant. Je me réveillai peu après, l'esprit encore embrumé, j'écoutais Irmin m'expliquer que l'opération avait été un succès, en effet je voyais à nouveau comme avant, je ne sentais même pas la différence avec un œil normal, hormis que ma tête était légèrement plus lourde d'un côté que de l'autre. La prothèse s'adaptait parfaitement à mon corps. Une fois que j'eus les idées claires, Irmin m'expliqua les fonctionnalités de ma prothèse cybernétique, puis me conduisit hors du vaisseau où le reste de l'équipage nous rejoint, Frea discutait avec un twileck. Nous avions atterri sur Nar Shadaa. Frea revint vers nous.
"Bon, je me suis arrangée avec le responsable de cette aire d'atterrissage, on peut laisser le vaisseau ici. Njord occupes toi du vaisseau, il faut refaire le stock de torpilles, n'oublies pas. Irmin va chercher l'advosce, on va l'amener à la limace. Siofn, nous avons déjà discuté de ce que tu avais à faire. Mitsi, tu seras sous les ordres de Siofn tant que l'on restera sur cette lune, obéis lui comme tu m'obéirais et ne me fait pas honte, tu fais parti de notre clan maintenant."
Je me tournais vers Siofn, son sourire me déplaisait fortement. Elle se retourna en faisant voler ses cheveux noirs. Elle mit son casque et me dit de sa voix déformée: "Suis moi, gamin." Je soupirai, au moins cette fois j'avais un blaster.
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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:20

Chapitre 7 : Beskar'gam


Nar Shadaa est une lune accueillante. Elle est recouverte par une ville gigantesque, contrôlée par d'immondes limaces sans scrupules, les malfrats, les ivrognes, les pervers de tout bord y pullulent, pourtant rapidement la magie de cette lune opère. La lumière des néons éclipse la crasse, la rouille et les divers sécrétions qui recouvrent chaque parcelle de la lune. Le bruit des machines à sous, la clameur de la fête effacent les plaintes des perdants jetés hors des casinos par des gorilles aux manières peu avenantes. L'air vicié et moite devient d'une chaleur accueillante. C'est d'un air béat que je découvrais la lune, bercé par cette douce illusion, je marchais sur la promenade, à la suite de Siofn. Contrairement à moi qui flânais, admirant les casinos par les portes ouvertes, les sublimes twilecks s'appuyant lascivement sur un poteau, Siofn marchait d'un pas vif et assuré. À peine nous avions quitter le reste de l'équipage que je l'avais harceler de questions afin de savoir ce que Frea avait prévu pour moi, cela avait-il un rapport avec l'armure qu'elle m'avait promise, ou était-ce seulement une mission annexe. Siofn s'était montrée intraitable, elle refusait de me répondre puis irritée par mon insistance, elle s'était retournée et m'avais ordonné de me taire, me rappelant que Frea m'avait placé sous ses ordres. Après cela nous marchâmes en silence, je n'avais pas envie de me faire remettre à nouveau à ma place par cette petite pimbêche, j'étais déjà très vexé de devoir lui obéir, je n'avais pas envie qu'en plus elle me rappelle à l'ordre.
Nous marchions depuis longtemps déjà, lorsque Siofn ralentit le pas, se retourna et soupira.
"Alors, oui nous allons chercher ton armure. Non, Frea ne nous rejoindra pas après être aller voir le Hutt. Non, nous n'allons pas l'acheter, mais nous allons retrouver quelqu'un qui va nous aider à en acquérir une. Oui, tu m'énerves. Et avant que ne pose de nouvelles questions, je ne dirais rien d'autre sur ce sujet. Nous allons quitter le quartier touristique, arpenter la Promenade n'est déjà pas sans danger, alors imagine ce que ça donne de s'engager dans les ruelles sombres. Mon armure devrait éloigné les petits malfrats, ou en tout cas ceux qui ont plus de deux neurones, mais ça risque d'attirer de plus gros poissons alors reste vigilant."
Sans me laisser le temps de répondre, elle s'engagea dans une ruelle. Je la suivis mon blaster à la main. La ruelle était jonchée de détritus en tout genre, des poubelles gênaient notre progression, mais nous continuions à marcher. Siofn ne se montrait pas plus bavarde dans une ruelle que sur la Promenade. Soudain un objet chuta à mes pieds, je braquais mon blaster au dessus de moi. Rien, seuls quelques tuyaux reliaient les immeubles adjacents, au loin je distinguais des passerelles et même un morceau du ciel. Je m’attendais à ce que Siofn me rappelle à l'ordre, insistant sur le fait que les animaux domestiques ne présentent pas une menace sérieuse, quand je me rendis compte qu'elle avait disparu. Je regardais autour de moi, la cherchant. Deux humanoïdes de forte carrure atterrirent juste devant moi, tandis que j'entendis un bruit sourd dans mon dos.
"Eh bien où est passé ton petit garde, gamin ?"
Pourquoi tout le monde m’appelait gamin, cela me fatiguait.
"Je n'ai pas besoin de garde alors laissez moi passer." Je tendai mon blaster devant moi et dégainai de ma main gauche le petit couteau que m'avais offert Irmin peu après mon opération.
"Allons, laisse ça tu vas te blesser, tu crois vraiment être plus rapide que Franky." Je pense qu'il parlait de l'abruti derrière moi qui me braquait sans doute à moins qu'il parlait de lui même à la troisième personne. En tout cas je ne pouvais pas le supporter ce gros débile arrogant, ma colère grandissait, s'appuyant sur l'idée que de toute façon c'était eux ou moi, je devais les tuer, je n'avais guère le choix. Si je voulais agir, je devais le faire vite en profitant du peu d'estime qu'ils avaient pour moi. Nous allions bien voir si j'étais plus rapide que Franky. Je souris.
"Qu'est ce qui te fait marrer gam..." Il ne put finir sa phrase, je lui tirais entre les deux yeux. Tout se passa très vite, je craignais un tir de la brute derrière moi, alors j'esquivais un éventuel tir qui ne vint pas. Je profitai de la surprise du colosse qui me faisait face, ses yeux de nuna frit me faisaient pitié. Je me glissai habilement dans son dos, plaçant un couteau sous sa gorge et braquant mon autre adversaire avec mon blaster. Du sang coulait de sa bouche et une lame le traversait de part en part. Siofn me faisait face.
"Heureusement que j'étais là, sinon celui là t'aurait abattu avec une facilité déconcertante. Fais un peu attention à ce qui se passe autour de toi.
-Ouais, enfin j'aurais pu m'en sortir seul...
-Bien sûr. Suis moi."
Elle retira sa lame de son adversaire et reprit son chemin.
"Et lui j'en fais quoi ?
-Il a voulu te tuer, tu l'as battu, tue le."
J'hésitais, je n'avais encore jamais tuer de sang froid. Et je me rappelai ce que m'avait dit Frea, la crainte est une arme, si je me montre impitoyable, nul ne m'affronterait à la légère. Je pensai à Bygg, nul n'aurait osé s'en prendre à lui. J'égorgeai mon adversaire, essuyai la lame et la rengainai avant de suivre Siofn. Si je ne veux pas être une proie, je dois être un prédateur, je suis un lion.

Le reste du trajet se déroula sans encombre, si ce n'est un ivrogne un peu pénible que Siofn remis à sa place d'un coup puissant à l'entrejambe. Finalement, elle s'arrêta devant une porte et frappa. Soudain un œil mécanique sorti du mur, il cligna une fois de sa lourde paupière, avant de retourner d'où il était venu. Après quelques instants, la porte coulissa révélant un droïde de combat d'une taille plus que respectable. Je braquais mon mon blaster dans sa direction. La voix d'une jeune fille retentit.
"On se calme, caïd, j'assure juste mes arrières. C'est pas parce que ma grande sœur vient me rendre visite que je vais baisser ma garde."
Je me tourne vers Siofn en haussant un sourcil.
"C'est ta sœur !?
-C'est quand j'ai dit "ma grande sœur" que t'as compris, le cerveau ? Vous allez pas rester dehors toute la journée, dites bonjour à Revan et entrez."
Je pénétrais dans l'appartement à la suite de Siofn, passant à côté du droïde, il ne m'inspirait pas confiance. L'entrée était une petite pièce donnant sur trois autres. J'allais à droite, j'entrais dans une salle de taille moyenne, encombrée d'ordinateurs et de divers outils de maintenance, une jeune fille d'environ 13-14 ans était assise devant un écran.
"Vous voulez boire quelque chose, je suppose, si ma grande sœur chérie vient me voir, c'est qu'elle a une bonne raison. MALAK, APPORTE QUELQUE CHOSE À BOIRE."
Siofn soupire.
"Mitsi, je te présente ma petite soeur, Gwenal'Rae.
-Appelle moi Gwen.
-Gwen, je te présente Mitsi, Frea l'a pris en pitié et l'a adopté.
-Un peu comme avec toi en fait, il est plutôt mignon."
Je rougis.
"Pourquoi est-on ici, je ne suis pas contre rendre visite à ta famille, mais qu'elle est le rapport avec mon armure ?
-Une armure, une vraie armure de mando comme la tienne, Siofn ?
-Oui, tu dois savoir qu'une armure de mandalorien c'est pas facile à trouver. Que ce soit à cause de la technique, utilisée seulement par les mandalorien, ou seulement à cause du métal particulier, le beskar, capable d'arrêter les tirs de blaster, les  beskar'gam sont précieuses, elles se vendent extrêmement cher au marché noir et représentent des trophées inestimables. Ce qui fait que lors des guerres mandaloriennes, même si cela était mal vu de la hiérarchie, de nombreux soldats s'emparaient des armures des mandaloriens qu'ils avaient battus. Nous n'avons rien à redire là dessus, ils nous ont battus à la loyale, ils méritent nos armures. Seulement lorsque certains soldats revenus de la guerre se sont rendu compte que soldat à la retraite ne payait pas très bien, ils ont revendus nos armures à divers collectionneurs au travers de la galaxie. Ainsi de nombreuses beskar'gam dans la galaxie sont aux mains de créatures qui ne les méritent absolument pas, l'un d'eux est un Hutt et dans son musée personnel il possède toute une aile réservée aux beskar'gam, tu pourras choisir celle que tu préfères. Gwen est très douée avec les ordinateurs." Elle prenait un certain plaisir à me montrer ce qu'elle savait et que j'ignorais, mais elle eut beaucoup plus de mal à reconnaître les capacités de sa sœur, Siofn se tourna vers elle. "Je suis venue ici pour te demander ton aide, avec toi on pourras entrer et ressortir sans problème."
Un droïde entra, un plateau avec trois verres et un carafe de thé à la main. Le droïde nous servit à boire, laissant le temps à Gwen de réfléchir à la demande de Siofn.
"Je ne t'ai pas vue depuis deux ans, pas une nouvelle, pas un mot. Et tu me demandes de t'aider à cambrioler une limace et pas n'importe laquelle, tout ça pour trouver de quoi se vêtir à ton petit copain dont je viens à peine de faire la connaissance."
Gwen regardait sa sœur, enfoncée dans son fauteuil, les bras croisés. Siofn fronça les sourcils. Gwen sourit découvrant ses dents blanches.
"Bien sûr que je vais t'aider, tu crois quoi. Pff, tu es toujours aussi facile à énerver. Essaie seulement de m'envoyer un petit message de temps à autre que je sache un peu ce que tu deviens. Enfin, allons voler la limace, ça fait longtemps que Revan n'est pas sorti, ça lui fera du bien."


Dernière édition par Mitsimraith le Mer 4 Juin - 20:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:22

Chapitre 8 : Le cambriolage

Siofn sourit, j'aperçus même un merci se dessiner sur ses lèvres, mais très vite elle reprit son air suffisant.
" Je peux me servir de ta chambre pour me changer ?
- Bien sûr fait comme chez toi."
Siofn me laissa seul dans la pièce avec sa petite sœur. Je m'assis sur une chaise. Le silence s'installa. Gwen pianotait sur son clavier, elle cherchait sûrement un moyen de s'introduire en douce dans le musée privé du Hutt. Je tentais d’entamer la conversation.
" Comment a-t-elle pu t'abandonner de la sorte, tu es sa sœur, elle n'aurait jamais dû te laisser te débrouiller seule, surtout sur cette planète."
Je tentais de briser la glace, mais le résultat fut tout autre autre, Gwen soupira. Elle se retourna vers moi, l'air mécontente.
"Tu ne sais pas ce qui c'est passé ! Tu n'as pas le droit de parler de ma sœur comme ça." D'un coup son visage passa de la colère à une profonde tristesse. "C'est moi qui l'ai abandonné. Frea l'a vu se battre contre des malfrats, elle est allée lui parler et lui a très vite proposée de rejoindre son équipage. Siofn a accepté à la seule condition que je vienne avec elle.
- Que fais-tu ici alors ?"
Elle secoua la tête, un sourire amer sur les lèvres.
" Tu ne pourrais pas comprendre, Siofn ne l'a pas compris. C'est pour ça que nous nous sommes disputées et qu'elle n'a pas tenté de me contacter depuis.
- Je suis plus malin que j'en ai l'air.
- Puisque tu insistes. Je suis incapable de tuer qui que ce soit, je refuse ce que ma sœur appelle la violence nécessaire. Le meurtre, la violence même nécessaire, ça vous ronge, ça vous corrompt. Tu me trouve faible n'est-ce pas ? Ma sœur aussi. Pourtant je reste persuadée que l'on peut toujours éviter d'en arriver à de telles extrémités. Enfin peu importe..."
J'éclatai de rire.
" Non, tu n'es pas faible, trop naïve, c'est sûr, mais tu n'es pas faible. Tu fais ce qui te semble juste et je respecte cela. Même si je me demande comment tu as pu survivre seule aussi longtemps."
Elle sourit, découvrant ses dents banches.
" Je vais m'y remettre, c'est bien moins évident que ce que je pensais.
- Ah bon ? Tu t'es ramollie depuis le temps", dit Siofn en pénétrant dans la pièce. Je me retournai, elle avait enfilé des vêtements civils. Je remarquai pour la première fois qu'elle était vraiment belle. Siofn dut remarquer que je la déshabillais du regard et haussa un sourcil, je me retournai vers Gwen en rougissant.
" Je n'ai pas très envie que Gerda sache qu'il a été cambriolé par des mandaloriens. Alors pourquoi est-ce si compliqué ?
- Les ordinateurs de ce Hutt fonctionnent en circuit fermé, je suis incapable de m'y connecter et sans connexion pas de piratage.
- Tu n'as rien trouvé ?
- Je n'ai pas dit ça. J'ai tracé les différents travaux qui ont été effectués dans le bâtiment et j'ai piraté les archives des entreprises s'en étant occupé. J'ai réussi à établir un plan du bâtiment et à repérer certains points clés."
Gwen appuya sur une touche et un vieil holoprojeteur s'alluma projetant un plan en 3D.
" Le plus simple est de pénétrer par le casino."

Nous suivîmes le plan de Gwen à la lettre. Nous entrâmes dans le casino et pénétrâmes dans le secteur réservé à la sécurité. Nous misions sur l'effet de surprise, seulement équipés d'une carte magnétique trafiquée, de deux blasters et d'un couteau, face à un nombre indéterminé d'adversaires. Nous marchions d'un pas vif et assuré, nous n'avons croisé que peu de gardes ceux-ci semblaient croire que nous étions des leurs, ils n'imaginaient pas qu'ils puissent se retrouver face à des voleurs si audacieux.
Nous atteignîmes rapidement notre objectif : une des salles de surveillance. Après nous être assuré que nul ne nous observait, nous entrâmes en silence. Deux gardes étaient occupés à surveiller une vingtaine de moniteurs. Gwen n'avait imposé qu'une condition, nous ne devions pas tuer. Je me glissai donc derrière l'un des gardes et l'étranglai, Siofn fit de même avec l'autre garde.
Nous insérâmes ensuite une puce dans l'ordinateur. La voix de Gwen retentit dans notre holocommunicateur.
" Je vais effacer les vidéos des caméras où l'on vous voit apparaître, vous êtes maintenant invisibles. Je vais vous guider jusqu'au hall des Beskar'gam."
Nous suivîmes les instructions de Gwen, nous menant au travers d'un dédale de couloir. Nous ne rencontrâmes nulle résistance et très vite nous arrivâmes dans le musée personnel de Gerda. Là commençait la difficulté, le musée était interdit d'accès à tous hormis Gerda et ses invités. De nombreux droïdes et autres défenses automatisées en défendaient l'accès. Cependant Gwen connaissait l'emplacement de chacune des tourelles, nous les détruisions avant même qu'elles aient pu nous repérer. Seuls les droïdes opposaient une vague résistance dont Siofn et moi venions vite à bout. Nous avancions rapidement, les morceaux de métal volaient dans tous les sens, très peu de tirs répondaient aux nôtres et nous les esquivions facilement. Je me laissais emporter par l'ivresse du combat, je me sentais invincible. À chacun de nos tirs de blaster, un droïde tombait ou une tourelle explosait.
Soudain un "stop" retenti dans la pièce. Cela venait de nos holocommunicateurs, nous nous arrêtâmes.
" Vous avez de la chance, personne ne semble avoir entendu votre raffut. Vous êtes juste devant le hall des Beskar'gam, mais il y a un problème. Le couloir est parcouru de rayon laser, vous devrez les éviter, sinon vous déclencherez une alarme.
- Reçu."
Siofn sortit une grenade fumigène et la fit glisser sur le sol. La fumée emplit le couloir, révélant les nombreux lasers. Siofn passa la première dans le couloir, se frayant un chemin entre les rayons. Elle était si agile, j'avais l'impression de voir un chat se déplacer. Je passais à sa suite, je faisais pâle figure par rapport à elle, mais je me débrouillais bien.
Siofn arriva de l'autre côté bien avant moi. Juste avant d'arriver je trébuchai, j'esquivai de peu un rayon laser. J'eux l'impression que le temps se ralentissais, je vis ma main s'approcher d'un rayon, je tentai de la retirer mais je fus lent, elle coupa un des laser. Je regardai Siofn.
" Abruti, aller maintenant relève toi, il va falloir courir."
Je m'élançai lorsque soudain j'entendis un éclat de rire en provenance de mon holocommunicateur.
" On se calme, Mitsi, j'avais désactivé l'alarme." Gwen continuais de rire. Siofn sourit. Je n'ai jamais trouvé cette blague amusante pour ma part.
Regardant autour de moi, je vis de nombreuses beskar'gam. Toutes les couleurs, toutes les formes étaient représentées. Je devais choisir l'une d'entre elles qui devrait devenir mienne, le symbole de mon appartenance aux clans mandaloriens.
" Comment je fais pour choisir ?"
Siofn soupira.
" Choisis en fonction de ton style de combat, la couleur importe peu, tu pourras la repeindre facilement et passe pas trois plombes, les armures mandaloriennes sont toutes d'excellente fabrication."
Je parcourais des yeux les armures alignées, il y en avait une quarantaine. Une d'elles attira mon attention, une grade armure noire, plus grande que moi mais j'allai sûrement grandir. Elle était de facture classique, mais élégante.
" Celle-là."
Siofn fit la moue.
" Pourquoi pas."
Je brisai la vitre et m'emparai de l'armure. Un petit objet attira mon attention juste à côté, je ne sais pourquoi mais je ne pus m'empêcher de m'en emparer et de le mettre dans ma poche. L'armure était difficile à transporter, trop encombrante et nous devions pourtant sortir du musée sans nous faire repérer sous peine de nous retrouver avec l'armée personnelle de Gerda à nos trousse. Je me tournai vers Siofn.
" Et maintenant on fait quoi ?"
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MessageSujet: Re: Mitsimraith, le lion flamboyant   Mer 4 Juin - 20:24

Chapitre 9 : Le casse du siècle


"Maintenant, tu enfiles ta beskar'gam, j'en prends une autre et on part en jet-pack.
- Ou alors vous pouvez prendre la navette." Devant notre silence, Gwen poursuivit. "Une navette va arriver pour une livraison spéciale."
Le sourire qui éclaira le visage de Siofn me déplut fortement.
J'enfilai ma beskar'gam, Siofn en choisit une et fit de même. Nous nous dirigeâmes ensuite vers le sas où devait arriver la navette, nous ne croisâmes que quelques droïdes qui ne firent pas long feu. L'embuscade fut rapidement tendu, je m'accroupis derrière une caisse et Siofn se cacha derrière une grosse météorite qui, d'après la légende, s'était écrasée dans la mer des dunes de Tatooine. Nous étions chacun d'un côté du sas.
Les minutes s'écoulaient lentement, je sentais l'excitation du combat me gagner, je regardais mon blaster et inspirai profondément. D'après Gwen, le chargement était protégé par cinq gardes armés. J'expirai. Cinq véritables soldats, entraînés au combat, je frissonnai, enfin un véritable défi. J'entendis un déclic métallique, la navette s'arrimait. Je modifiai la gamme de lumière perçu par mon implant cybernétique, je distinguais maintenant la signature thermique de mes adversaires. Cinq hommes patientaient en effet de l'autre côté du sas. Le bruit d'une porte qui s'ouvre. Je voyais les soldats s'avancer, mais je devais attendre, ils ne devaient pas avoir la possibilité de se retirer dans la navette. Je devais lancer l'assaut, Siofn se chargerait de brouiller leurs communications.
Lorsque les gardes furent suffisamment éloignés de la navette, je me levai, je braquai mon blaster devant moi. Les soldats entouraient un artefact reposant sur un chariot à répulseurs : un à l'avant, deux à l'arrière et un de chaque côté du chariot. J'abattis les deux à l'arrière de deux tirs précis. Je me rassis aussi rapidement que je m'étais levé. J'entendis plusieurs rafales de tir provenant de derrière moi, les gardes équipés de fusils blasters arrosaient ma position. Et soudainement les tirs s'arrêtèrent.
Je me relevai Siofn était debout, le canon de son blaster encore fumant, cinq cadavres entouraient l'artefact. J'éclatai de rire.
"Je pensais pas que ce serait aussi facile."
J'entendis une porte s'ouvrir derrière moi, je me retournai. L'espace d'un instant le temps sembla se figer, un groupe de trois soldats se trouvaient face à moi. La stupéfaction que je lisais sur leur visage faisait écho à la mienne. Leur regard s'attarda sur moi, alla sur les cadavres de leurs compagnons avant de revenir sur moi. Je pouvais suivre leurs réflexions. Ils portèrent leur main à leur blaster, je levai le mien et tirai, l'un des soldat tomba. Je sautai en arrière, glissai sur la caisse, tirai à nouveau, le tir effleura la tête d'un autre soldat. Je tombai en arrière. Plusieurs tirs passèrent au dessus de moi. Siofn s'abritais derrière la météorite. Il était temps de tester cette nouvelle armure. Une beskar'gam est faite d'un métal particulier le beskar, capable d'absorber plusieurs tirs de blaster. Je me levai, je ressentais les impacts de plasma, je tenais mon blaster devant moi, je sentais le métal chauffer, il ne tiendrait pas longtemps un tir continu, je devais faire vite. Deux tirs. Les deux gardes tombèrent. Je soupirai.
"Ramène les beskar'gams, je m'occupe des pilotes de la navette.
- Tu veux voler une quarantaine de beskar'gam ?
- Cette limace ne mérite pas de si belles armures et puisque l'on a une navette à disposition. Dépêche toi, la mort de ces gardes ne passera pas longtemps inaperçue."

Siofn pilotait la navette au travers de Nar Shadaa en direction du spatioport, j'étais assis à côté d'elle. J'éclatai de rire.
"Quarante-six beskar'gams, quarante-six. J'aimerais voir la tête de Gerda lorsqu'on lui apprendra ça."
Siofn me rabroua.
"Calme toi, trois tirs chanceux voilà ce dont tu peux te vanter, c'est tout."
La voix de Gwen se fit entendre dans nos comlink.
"Ouais, tout ça c'est grâce à moi et vous ne m'avez toujours pas remercié.
- On t'en doit une, je te le revaudrai petite sœur.
- Je suppose que c'est ici que l'on se sépare.
- À moins que tu ne souhaites venir avec moi.
- N'oublies pas de m'écrire cette fois.
- J'y penserai."
Siofn coupa les communications. Je m’apprêtai à taquiner Siofn sur sa froideur, lorsque je lus sa tristesse dans ses yeux. Je me tus. Je décidai de faire comme si de rien n'était. Si elle voulait en discuter elle le ferait. Je souris, elle a toujours détesté montrer ses sentiments, nous fîmes le reste du trajet en silence.
Seul Irmin était dans le vaisseau. Frea et Njord était parti dans une des cantinas de la lune. Je me rappelle encore son regard ébahi lorsqu'il nous vit revenir avec toutes ces beskar'gams. Nous les chargeâmes rapidement et Siofn repartit avec la navette afin de la poser dans un autre hangar. Nous repartîmes dès que l'équipage fut au complet. Frea nous félicita avant de m'ordonner d'entreposer les beskar'gams dans la soute. Chacun repartit alors à ses occupations.

Pendant trois mois, Frea me fit subir un entraînement intensif. Njord, Irmin et Siofn s'occupaient quant à eux de remplir divers petits contrats. Afin de maintenir notre rentrée d'argent. Nous avions beau posséder une fortune en beskar'gam, Frea refusait de les vendre à quiconque ne les méritait pas, ce qui limitait fortement le nombre d'acheteur potentiel.
Très vite, je gagnais en technique et en musculature. Je pris également quelques centimètres. J'en tirais un certain orgueil même si Siofn ne me respectais pas plus pour autant, elle ne ratait pas une occasion de se moquer de moi. Elle aimait particulièrement assister à mes entraînements au bâton, arme que je maniais avec une grande difficulté, chaque coup que je recevais était accompagné d'un éclat de rire méprisant de la part de cette petite peste.
Chaque soir je me couchais plus fatigué que la veille. Chaque jour mes courbatures me faisais souffrir plus intensément. Au début je pensais qu'avec de l'entraînement, mon endurance augmenterait et que mes journées seraient plus faciles, mais Frea augmentait la difficulté des entraînements plus rapidement que mon endurance n'augmentait.
Un soir mon épaule me faisait tellement souffrir que j'eus du mal à m'endormir. L'entraînement avait été particulièrement rude. Je me redressai sur ma couche et m'emparai du petit objet que j'avais dérobé dans le musée de Gerda. C'était un objet étrange, je l'examinais et le tournais dans tous les sens. Je vis un petit signe gravé dessus. Soudain une phrase me vint à l'esprit. Enfin ce n'était pas vraiment une phrase mais une suite de sons. J'avais envie de la prononcer, cette envie augmenta progressivement, jusqu'à ce que j'ai l'impression que ma vie tout entière n'ait eu qu'un unique but : prononcer cette phrase. Je la prononçai. L'objet vibra. Je le lâchai, il projeta une carte de la galaxie. Une des planètes était en surbrillance, je ne la connaissais, ou plutôt elle ne faisait pas parti des planètes dont Frea m'avait parlé, pourtant elle me semblait étrangement familière. Je ne savais que penser mais je savais que je devais y aller. Je sais que cela était terriblement imprudent, que j'aurais dû me poser des questions sur la nature de cet objet et sur sa capacité à m'influencer, mais à ce moment rien de tout cela ne m'importait. Tout ce qui comptait était de me rendre sur cette planète.
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Mitsimraith, le lion flamboyant
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