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 Brekshoto, le seigneur étincelant

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Mitsimraith



Messages : 38
Date d'inscription : 03/06/2014

MessageSujet: Brekshoto, le seigneur étincelant   Sam 6 Sep - 0:04

Premiers pas dans le monde


Ici commencent les mémoires du sith le plus lamentable que Kaas City ait jamais vu naître. À ma naissance, persuadé de la faiblesse de mon lien avec la Force, je fus jeté du haut du manoir familial. Je ne sais comment mais je parvins à survivre de cette chute de 4 étages. Ma mère voyant là un signe de la Force persuada mon père de me garder en vie, ce qu'il accepta avec grande réticence. Pour un seigneur au sang pur comme mon père, il n'est pire insulte que d'engendrer un enfant qui ne soit pas sensible et il ne cessa de me le rappeler pendant les quelques années que je passais à la capitale. Malgré mon maigre exploit à la naissance, je vécus tel un rat dans la cave, recevant à peine quelques miettes des repas fastueux servis quelques mètres au dessus de moi. Mon père nia mon existence me proclamant mort né. Chaque jour, il venait me voir, chaque jour je devais le remercier de me laisser exister et chaque jour, il me rappelait l'engeance que j'étais.
C'est ainsi que j'entrais à l'académie dès que j'atteins l'âge requis, sans nom, frêle et sans pouvoir. Plus que renié par mon père, il m'avait averti que si j'entretenais quiconque de ma filiation, il me tuerait de ses mains. À l'académie, je n'étais rien, je valais moins qu'un twileck, pourtant j'étudiais, j'y mettais toute la force de ma volonté, mais les résultats étaient déplorables. J'arrivais à peine à soulever de petits cailloux, je ne produisais guère plus que des étincelles avec mains tandis que les autres acolytes prenaient un malin plaisir à m'électrocuter lorsque l'envie leur en prenait.
Il n'y avait qu'à la lame que je possédais un vague talent, ma haute taille m'apportait un avantage certain, cependant j'étais loin d'être le meilleur.
Acolyte anonyme, rejeté par tous, je passais mes soirées et mes nuits à me muscler, à me concentrer sur des cailloux à en avoir la migraine, mais les résultats ne suivaient jamais. J'étais en permanence épuisé, j'étais perclus de courbatures, ma peau était recouverte de cicatrices et de brûlure, tous me méprisaient, mes camarades, souvent encouragés par mes instructeurs, prenaient un plaisir à me torturer.
Je ne sais combien de fois je souhaitai mourir, mais jamais je ne m'y résolus tout à fait. Il est facile de ne plus avoir envie de vivre, de se sentir si minable, de souffrir à un point que la vie vous semble une engeance insoutenable, cependant s'ôter la vie est bien plus dur. Même pour cela j'étais trop faible. Alors je continuais ainsi, la douleur au coeur, dans la tête et chacune des parcelles de mon corps mais je continuais.
Je comprenais le plaisir qu'ils éprouvaient à me faire souffrir, ou plutôt je savais qu'un sith y prenait du plaisir, mais moi, je n'ai jamais pu, peut être était ce pour cela que je n'arrivais pas à être l'un des leurs. J'aurais pu passé ma douleur sur les autres, les esclaves, les prisonniers, mais je n'ai jamais pu m'y résoudre. Pourtant j'ai essayé, une fois au détour d'un couloir, un esclave m'est rentré dedans, il ne m'avait pas vu. Je savais que j'aurais dû le battre, le faire souffrir et j'ai essayé de le faire, j'ai dégainé mon sabre d'entraînement, mais je ne pu l'abattre, je l'ai rengainé et je suis reparti. Et toutes les autres occasions qui se présentèrent de me comporter comme un sith, un véritable sith j'entends, je les gâchais de la sorte.
Je ne sais si mon père surveillait mon apprentissage, mais si tel était le cas, il devait être affligé. Les seules fois où je l'ai croisé dans les couloirs de l'académie, il m'ignora totalement. Le pouvoir brûlait en lui, même moi je pouvais le sentir. Comment pouvais je être le fils d'une telle personne.
Je vécus plusieurs années ainsi, la souffrance pour seule compagne. Durant tout ce temps, je n'ai pas versé une larme, je ne me suis jamais plains, c'était une chose que j'avais appris dans la cave du manoir de mon père. Lorsque je lui montrais que je souffrais, il me faisait souffrir d'autant plus. Je traversais ses années stoïquement, dissimulant ma détresse derrière ma passivité. Et puis un jour, je me suis rendu compte que le masque était devenu ce que j'étais, j'endurais sans rien ressentir, les flammes, la foudre, les crocs, les brimades, les insultes, tout cela n'était plus rien. Je n'avais plus mal, j'étais la douleur et elle était moi.
À partir de ce moment, tout me sembla plus facile. Seuls mes échecs à répétition me touchaient encore. Alors je continuais l'entraînement. Après quelques années, je maniais la lame avec force et une technicité convenable, mais plus que cela, mes longues séances d'entraînement m'avaient permis d'acquérir une endurance remarquable. Cependant nul ne le remarquait, ou plutôt nul ne pouvait le remarquer, depuis longtemps déjà la plupart de mes instructeurs m'avaient fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu à leur séance. La seule que je tentais de suivre malgré tout était celle du maniement du sabre laser, je m'asseyais loin des autres, tel un paria, et écoutais ce que le maître disait.
Un jour, pour une raison que je n'ai jamais su, l'un des acolytes décida de me rejoindre, comme à son habitude, il m'insulta, s'attendant à ce que je réagisse. Je restais de marbre. Alors il me cracha au visage. Je me levai, dans l'intention de partir, seulement il se méprit sur mes intention, leva son sabre d'entraînement et l'abattit sur moi. C'était la première fois que l'on s'en prenait physiquement à moi, j'avais été électrocuté, brûlé, poussé par la force, mais jamais encore l'on ne m'avait attaqué de la sorte.
J'attrapais son sabre d'un main, la lame était chaude, brûlante même, mais je n'en tins pas compte et de mon bras libre, je lui envoyai un coup de poing dans le visage. Sa lame glissa de ses mains et il vola quelques mètres plus loin. Je lâchai l'arme. Je regardai ma main. Une légère brûlure.
Le maître d'arme arriva, je m'attendais à beaucoup de choses, mais pas à ce qu'il me sourit avant de m'inviter à rejoindre les autres acolytes. Je le suivis, laissant l'acolyte cracheur à terre. Mes camarades ne se sont pas vraiment montré plus respectueux envers moi depuis ce jour, cependant aucun d'eux ne m'a plus jamais craché dessus.
Cet événement eut une autre conséquence, je passais bien plus de temps à m'entraîner au maniement du sabre, sous la direction plus ou moins lointaine du maître d'arme, délaissant le maniement du caillou et de la foudre. J'appris beaucoup sous sa supervision, notamment plusieurs formes de combat pour à peu près toute les situations, qu'il faille privilégier la distance, l'attaque, affronter un adversaire attaquant à distance. Il m'a étonné de voir que chaque technique, chaque situation appelait une technique en retour.
Je ne dirais pas que cette période de ma vie fut heureuse, cependant elle était paisible, l'entraînement était épuisant et rigoureux mais je progressais et je me préparais pour la suite de ma formation.

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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Brekshoto, le seigneur étincelant   Dim 15 Nov - 22:35

Chapitre 2 : Les sélections


La roche, la foudre, le feu, les esprits, tout cela me semblait si flou, si complexe, jamais je ne pus en saisir l’essence et jamais je ne parvins à les manipuler à mon avantage, cependant avec l’âge, je pris en force et en taille, ma technique restait passable, mais ma ténacité et mon endurance me permettait de venir à bout de nombre d’ennemis. Une force tranquille, un colosse de pierre, voilà ce que j’étais devenu, l’illusion était la réalité. Jamais je n’avais fait preuve de brutalité, mais en me voyant m’entrainer, inlassablement, ignorant la souffrance, la fatigue, la faim, la soif et la chaleur, les autres apprirent à me craindre sans qu’aucun de mes actes ne les y encourage, leur imagination seule fit le travail. Ils craignaient ce colosse qui marchaient dans les couloirs, ces yeux qui les fixaient sans ciller en les dominant d’une tête, ils virent dans mes gestes et dans mon attitude une bête qui n’attendait qu’un mot pour se déchainer. Cela m’amusait et peu à peu je me pris au jeu, peu à peu je me fis à mon nouveau masque et je compris que tout ceci n’était qu’un vaste jeu. Ces êtres si pompeux si gorgés d’orgueil se façonnaient une image toute leur vie durant, ils jouaient un rôle sans même s’en rendre compte et peu à peu ils devenaient cette illusion. Ils m’avaient fait entrer dans cette vaste plaisanterie, depuis le jour de mon entrée à l’académie j’y avais joué à ce jeu qui m’avait exclu et blessé, mais maintenant j’en comprenais les règles et je les utilisais à mon avantage.

Ils voyaient en moi une bête, alors je devins une bête, peu importe la foudre ou la roche, une bête a des crocs et des griffes, une peau épaisse, des écailles solides et c’est dans ce but que je m’entrainais. Je m’entrainais au sabre, une lame simple, classique, mais dévastatrice, nul besoin de subtilité ou de technique, la plus pure exploitation de la force brute. J’entrainais mon corps à résister à la chaleur, au froid, puis à la foudre, à la flamme et à la lame, mon corps criait grâce mais je lui hurlais plus fort de se taire et d’obéir. J’entrainais mes muscles, je brisais la roche à main nue, mes poings saignaient, mais je finis par les dompter. Je m’entrainais à la vue de tous, je prenais un plaisir intense à pulvériser avec mes poings le mannequin qu’un de mes camarades venait à peine d’égratigner de ces éclairs. Ils voyaient en moi un colosse invulnérable, j’en devins un.

Les journées étaient rudes, mais je me sentais bien, je sentais la Force couler en moi, pas comme elle coulait en mon père ou en la plupart de mes condisciples, la Force coulait en mes muscles, je la sentais rugir à chaque coup, je la sentais m’enivrer, m’encourager, et me récompenser, en échange de ma souffrance et des cicatrices que je m’infligeais, elle me donnait mes muscles, ma volonté, mon endurance. Je grandissais, je ne m’étais jamais senti aussi vivant, je ne baisserais plus le regard, plus jamais, même devant mon père. On apprendrait à me craindre, peu importait les moyens que j’emploierais, peu importait que je n’étais pas la brute psychotique pour laquelle les autres voudraient se faire passer, je serais moi, je serais fort et nul ne contesterait plus mon droit d’exister. Cependant avec le temps qui passait, mon appréhension grandissait. Si je voulais être reconnu, je devais devenir un apprenti. J’avais atteint l’âge d’intéresser un maître depuis longtemps déjà, mais peu me manifestaient un réel intérêt. Ma force avait beau être réelle, mon lien avec la Force était bien moindre que celui des autres acolytes.

Voilà pourquoi je fus si surpris lorsque l’on m’ordonna de me présenter au terrain d’entrainement pour une mêlée de présélection. Et ma surprise grandit encore lorsque je vis le sith assis sur l’estrade au bord du terrain. Mon père. Une dizaine d’autres initiés se trouvaient là également, certains ne purent cacher un sourire en me voyant arriver. Toujours du mépris, une bête reste une bête, aussi cruelle ou aussi forte qu’elle puisse être, un humain se considère toujours supérieur à une bête. Mais peu m’importait, je n’avais que faire de leur respect. Une fois que nous fûmes tous rassemblés, sans aucune arme, au centre de l’arène, mon père déclara la mêlée ouverte, la règle était simple, rester debout. Dès que mon père eu finit son discours, des explosions retirent, foudre et flammes éclairèrent le visage de mon père. La moitié du groupe tomba dès les premières secondes, inconscient, invalide, mort, je ne saurais le dire et peu m’importait. Je ne faisais pas parti des cibles prioritaires, je décidais d’en profiter. En face de moi un acolyte avait levé un bouclier autour de lui afin de se protéger de l’attaque conjointe de deux ennemis. Je décidai de commencer par lui. Je lui assénai un coup de poing en direction de sa tête, passer la barrière fut plus ardu que je ne le pensais, je crus même l’espace d’un instant que mon poing n’y résisterait pas, mais je l’avais bien dompté, l’acolyte vola sur quelques mètres, la tête en sang.
Cela suffit à impressionner ses deux adversaires qui retournèrent alors leur foudre contre moi. Je levais les mains, paumes vers eux, leurs éclairs s’accumulèrent, ils finirent par arrêter, conscients qu’ils se fatiguaient pour rien, je fermai les mains, l’électricité s’évanouit. Alors ils retentèrent leur coup, mettant toute leur rage dans la bataille. Cette fois la défense fut plus ardue, lentement je sentis leur énergie brûler mes mains, se propageant lentement le long de mes bras, la douleur était insoutenable, l’odeur de la chair brûlée flottait dans l’air, je ne parvenais pas à les stopper, ils avaient l’avantage. Je serrai les dents, ils ricanèrent, toujours, ils ricanent toujours, ils se moquent de moi, Brekshoto le sans nom, l’incapable, le renié. J’hurlai, je fermai mes mains, serrant les poings, je n’avais que faire de leur respect, je voulais leur crainte. Leurs ricanements se transformaient en suffocations, leurs mains tentant d’agripper le membre fantôme qui leur écrasait la trachée. Je sentais une vague d’émotion m’envahir, un bonheur liquide couler le long de mon dos, je serrai plus fort jusqu’à entendre deux crac, puis je les relâchai, ils tombèrent à terre inertes.
Je regardais autour de moi, seuls deux adversaires restaient debout, mal en point, échangeant des galets, à bout de souffle. Je sentais la colère couler en mes veines, je leur hurlais.
‘DEGAGEZ’
À ces mots je sentis la terre trembler sous moi, les deux acolytes restant me regardèrent avant de détaler sans demander leur reste. Je me retournais vers mon père, il me fixait, je ne parvenais pas à distinguer ce qu’il pensait de tout ceci, il se leva et partit, sans même s’arrêter il me dit.
‘Demain, nous verrons ce que cela donne contre des adversaires sérieux.’
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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Brekshoto, le seigneur étincelant   Ven 12 Jan - 14:13

Chapitre 3 : Le tombeau




Un caillou, on en revenait toujours à ça, incapable de soulever un caillou. Pourtant les premières sélections s’étaient déroulées à la perfection, nul adversaire ne m’avait résisté, mais encore une fois mon père n’avait eu qu’une seule volonté, me prouver mon inaptitude la plus totale.
Très tôt le matin un surveillant était venu me cherché, je l’avais suivi et m’étais retrouvé avec un groupe d’acolytes devant mon père, chacun espérant lui montrer qu’il serait le meilleur apprenti qu’il puisse imaginer. Dix éléments prometteurs et moi, je ne sentais pas à ma place parmi tous ces gens, je n’étais pas des leurs et ils me le faisaient clairement comprendre, mais j’étais là, quoi qu’ils en pensent je méritais d’y être. Alors mon père prit la parole de son habituel ton méprisant, notre tâche était simple, entrer dans un vieux tombeau, ramener un ancien artefact enfermé sous terre depuis des temps immémoriaux. Toujours cette même obsession pour les vieilles pierres, pour un passé glorieux depuis longtemps révolu. Onze acolytes, un artefact, il était évident que nombre d’entre nous ne ressortiraient jamais de ce tombeau. Nous le savions, mais à aucun instant nous n’envisagions que nous ferions parti des disparus. À la surprise de tous, une fois son bref discours terminé, mon père voulut me parler, à moi seul. Leur jalousie parvint à m’arracher un sourire, le sans-nom, le méprisé, le rejeté attirait l’attention d’un seigneur que tous rêvaient de servir, ils partirent la rage au ventre, alors que je restais seul avec mon père. Des mots plats, une émotion feinte, voilà tout ce que mon père me réservait, peut être était ce tout ce qu’il avait à offrir à un fils qui commençait à peine à répondre à ses attentes, à moins qu’il ne tenait qu’à me retarder tout en faisant de moi une cible de choix pour mes adversaires. Mais la réalité était tout autre, je le compris en arrivant devant le tombeau et en découvrant le caillou.
Le rocher, d’une taille démesurée, bloquait l’entrée du tombeau, je ne sais à combien les acolytes avaient dû se mettre pour le faire bouger, mais je sais qu’ils avaient pris un grand plaisir à le replacer après leur passage afin de me bloquer l’entrée. La rage m’envahissait lentement, mon père l’avait prévu, les acolytes riaient en m’imaginant incapable d’avancer, j’hurlai en abattant mon poing contre la roche, le choc se propagea dans tout mon bras, la douleur me soulageait. Je haïssais mon père, je haïssais les acolytes, je haïssais ce caillou, mais plus que tout, je me haïssais de ne pouvoir le déplacer, à nouveau mon poing s’abattit. Chaque coup me détruisait un peu plus, mon poing criait grâce, mon poignet avait abandonné depuis longtemps déjà, mais la décision me revenait, ni mon poing ni mon poignet n’avaient voix au chapitre. À chaque coup j’hurlais, à chaque coup j’arrachais plus de peau, à chaque coup plus de sang coulait, mais à chaque coup la pierre souffrait. Peu à peu je la sentais se briser, non pas sous mon poing mais sous ma rage, alors je saisis mon poing lacéré dans mon autre main et je l’abattis rageusement, hurlant à m’en déchirer les poumons, mon cri retentissant dans la vallée perdue soulevant le sable. Sous mes assauts répétés, la roche finit par céder et je pénétrais dans le tombeau ivre de rage et de bonheur, un bras pendant inutile à mon côté.
Très vite je trouvais les premiers cadavres, l’entente cordiale n’avait guère duré, comme on pouvait s’y attendre, au premier carrefour, le feu et la foudre s’étaient déchaînés et les survivants s’étaient dispersés. Quatre couloirs, quatre survivants, ou plutôt cinq, même si le cinquième ne comptait pas vraiment. Je pris le couloir qui partait devant moi, je ne saurais dire si c’était le hasard ou la Force qui présidait à mon choix et cela ne m’importe pas vraiment. Le couloir était long et sombre, l’air lourd et renfermé et au loin une silhouette se dessinait. Il ne daigna se retourner que lorsque je pénétrai dans la salle, il haussa un sourcil, visiblement étonné de me voir. Il me laissa m’avancer, il ne me considérait pas comme un réel danger, il sourit paisiblement, un éclair fusa m’arrachant un léger tremblement. Il haussa à nouveau un sourcil, affichant toujours son air narquois mais cherchant visiblement comment son éclair pourtant à bout portant avait pu avoir si peu d’effet. L’effort précédent m’avait épuisé, seule la colère me maintenait debout, elle coulait en mes veines, je la respirais, je la dévorais, leur attitude m’insupportait, leur mépris me révulsait, leur regard était le même que celui que mon père me portait. Le geste fut rapide, la fin le fut plus encore, ma main parti vers son crâne, je le saisis, il explosa. Son air narquois disparut avec son visage, je me retrouvais seul, dans une salle embrumée, un bras invalide, l’autre poisseux du sang et de la cervelle de mon camarade. En plein milieu de la salle un monolithe se dressait, des inscriptions en un langage inconnu le recouvraient tout entier. Je fis cependant le tour de la pièce, ne découvrant rien de plus que quelques poteries brisées, les précédents acolytes et probablement plusieurs pillards avaient dévalisé ce lieu ne laissant absolument rien d’autre que le monolithe. Longtemps je le fixais, hésitant à rebrousser chemin, mais je doutais de trouver mieux que cela, une énigme, écrite en une langue étrange, une autre des passions des siths. Lentement je posais mon poing sur la roche, ricanant légèrement, rêvant d’une solution aussi simple que celle qui m’avait permis d’accéder à cette pièce. La fatigue m’engourdissait, la roche était froide, mon sang continuait à couler et lentement une lueur rougeâtre éclaira la salle. Une douce chaleur exhalait de la pierre, les inscriptions brillaient de plus en plus fort jusqu’à se projeter sur les murs. Je retirai alors mon poing comprenant que le monolithe s’abreuvait abondamment de mon sang, mais mon offrande quoi qu’involontaire lui avait été plus que suffisante. Les lumières commencèrent à danser autour de moi, se confondant, brillant et brûlant, les émotions se mélangeaient en moi me donnant le vertige. Et soudain tout s’arrêta, le monolithe avait disparu laissant une ouverture béante devant moi.
Je repris alors ma progression, j’avançais lentement dans un couloir qui semblait sans fin avant d’enfin aboutir à une nouvelle pièce, aux dimensions colossales. Au centre deux acolytes étaient aux prises avec un monstre qui s’adaptait parfaitement à la taille de la salle. La créature semblait ignorer avec le plus profond mépris les éclairs et les flammes qui étaient dirigés contre elle, elle chargea et l’acolyte parvint à l’éviter de justesse. Le spectacle me fit sourire, le combat était perdu, ils le savaient, la créature le savait mais les acolytes refusaient de l’accepter. Ils combattaient de toutes leurs forces, mais aucunes de leurs attaques ne réussissaient à percer la solide armure de la créature. Même lorsque l’un d’eux fut coupé en deux par les crocs affutés de l’animal, l’autre continua de lui envoyer tout ce qu’il pouvait, mais il ne réussit pourtant pas à en réchapper. Une fois son massacre achevé et son repas avalé, la créature s’approcha de moi. Elle gronda avant de s’arrêter devant moi, elle me renifla, quelque chose chez moi la perturbait. Nous nous fixions, deux animaux qui se jaugeaient. Etais-je une menace pour cette créature, était-elle une menace pour moi ? Habituée à chasser des seigneurs ou des acolytes téméraires, ses proies étaient liés à la Force, elle les sentait, je n’étais pas une proie, je n’exhalais pas la même odeur au travers de la Force. Elle expira par ses naseaux et me repoussa violemment avec sa tête, je fus projeté à quelques mètres, je chargeai lui envoyant mon poing en plein dans sa tête, elle fut projetée à son tour. Elle hurla et chargea en ma direction, j’étais prêt. J’encaissai le choc, je l’agrippais solidement mes pieds ancrés dans le sol mes bras faisant le tour de son cou, je glissai sur quelques mètres avant de m’arrêter, le brusque arrêt la surprit. Je serrai de toutes mes forces, mon bras meurtri me faisait souffrir, mais cela n’avait pas d’importance, je lui interdis de céder. La créature se débattait, elle me souleva cherchant à se débarrasser de moi, m’écrasant entre la roche et son crâne, mais je tenais, je serrais. Elle céda avant moi, je me relevai meurtri, plusieurs côtes brisées, j’étais plus épuisé que jamais, mais devant moi s’ouvrait un passage qui, je le savais, menait à l’artefact que je cherchais. Mon corps refusait d’avancer, je lui interdis de se plaindre, mes jambes souffraient, mais peu m’importait, je marchais.
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