Des castes... qui s'aiment pas
 
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 Lukijan, l'équilibre des mirialanes

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Mitsimraith



Messages : 38
Date d'inscription : 03/06/2014

MessageSujet: Lukijan, l'équilibre des mirialanes   Jeu 5 Nov - 9:22

Chapitre 1 : Premiers ébats

Le Soleil brille, les oiseaux chantent et je suis bloqué avec un ancêtre qui nous explique pour la cinquantième fois que la taille ne compte pas. Je souris. La taille compte mon vieux, si on te dit le contraire c’est juste pour te ménager et je te promets que quand j’aurais réussi à soulever cette foutue caillasse de 3 tonnes 5, elle va finir dans ta gueule. Enfin peu importe autant recommencer, parce qu’il a pas l’air de vouloir laisser tomber, même si personne ici à part lui bien sûr n’a pu faire léviter ce mastodonte de pierre, il continue à répéter inlassablement ‘Concentrez-vous, ce n’est guère plus difficile que de soulever un galet, au travers de la Force la taille ne compte pas.’ Bah il semblerait que la Force ait le même problème que tous les autres, quand c’est gros, c’est gros. Mais je tentais cependant pour la cinquante millième fois de soulever ce caillou, je me concentrais à en avoir mal au crâne. Malgré tout, je ne pouvais empêcher mon regard de s’égarer, ou plutôt je ne pouvais m’empêcher de mater Hnoss. Une mignonne petite mirialane comme moi. Si belle, même si comme toutes les autres filles de son espèce elle portait un affreux chapeau pour cacher ses cheveux. D’après la tradition, ce serait pour protéger les hommes de ces horribles ténèbres que sont les femmes, ou une connerie du genre. Mais quand on a une poitrine comme elle, tu peux porter des chapeaux aussi moches que tu veux, t’en restes sacrément désirable. Et je n’étais pas le seul à ressentir cela visiblement, car un autre initié la détournait de cet enseignement particulièrement barbant en la faisant rire par je ne sais quelle plaisanterie. Je ne suis pas jaloux, cela fait un moment que cette fille me plait et je lui ai clairement fait savoir, mais elle semble être dans la ligne stricte du code jedi, enfin plutôt dans l’interprétation du code qui dit, tu ne ressentiras rien, tu ne penseras pas, tu seras un droide, après chacun ses choix. Mais je suis concentré sur le caillou, je vois un petit abruti draguer Hnoss et … enfin j’ai réussi à faire décoller le caillou, malheureusement, je n’ai pas pour autant réussi à faire taire le vieux, au contraire.
Une soirée entière à méditer. D’après lui le vieux a été clément, mais je vois pas ce qui peut être plus cruel que ça, je déteste méditer et pire méditer dans le temple. Autant lorsque je médite dehors, je ressens toutes ces petites bestioles autour de moi, ça grouille de partout, c’est plutôt amusant. Et puis il y a les arbres aussi, ça m’avait énormément surpris, mais les arbres ont une présence très forte au travers de la Force, enfin bien plus que ce à quoi je m’attendais, j’aime bien méditer sous un arbre, c’est apaisant, mais dans le temple, DANS LE TEMPLE ! C’est barbant, rien à faire, de temps en temps je ressens la présence d’un autre jedi, mais ils sont bien moins distrayants que les fourmis et moins apaisant que les arbres. Alors j’attends, les yeux clos, j’essaie de ne pas dormir, les vieux apprécient moyen qu’on dorme alors que l’on doit méditer et j’évite de trop penser à Hnoss aussi, ça peut conduire à des situations gênantes. Bref, je reste assis comme un abruti en attendant que ça passe et c’est long, très long, trop long.
Après une soirée des plus festives et une nuit bien plus agréable, remplie par Hnoss, je me rends à la salle d’entrainement après un rapide passage à la laverie et aux douches. Je prends un sabre d’entrainement, on n’a toujours pas le droit à un sabre laser, bientôt j’espère, mais pas encore. La séance commence tranquillement avec un échauffement, quelques coups dans le vide, puis rencontres libres, aucune règle, aucune restriction, on peut y aller à fond sans se prendre la tête et étonnamment l’abruti d’hier souhaite me défier, un caillou ne lui a pas suffi, il a besoin d’un coup de bâton, mais comme il voudra. De toute façon, je m’en fous, Hnoss est déjà occupée avec un adversaire, alors bon …
Un salut, suivi instantanément par une charge, il a l’air très énervé quand même … Il porte un coup latéral emporté par sa course, pas très subtil. Je me décale et il se vautre, je lui donne un petit coup dans le dos histoire de faire bonne figure et j’essaie de ne pas éclater de rire. Non, en fait je me fous de sa gueule, en même temps il l’a un peu cherché. Il se retourne encore moins joyeux qu’à l’aller, il tourne sur lui-même, à nouveau un coup latéral, de toute façon la diversité c’est pour les faibles, quand on a un problème on pousse le plus fort possible, ça finit par rentrer. Encore que pas à tous les coups faut croire, pas en arrière pour esquiver, fente vers l’avant, à cette distance ça va laisser un joli bleu. Il recule sous l’impact, tousse un peu, pas l’air d’avoir de côte cassée, en même temps j’essaie d’être gentil, j’en ai marre de méditer. Et il réattaque, charge en avant, coup latéral, il n’est pas du tout saoulant. Mais bon même attaque, même contre, un autre bleu, de l’autre côté histoire que ce soit symétrique, il recule. Il réarme son bras, ça va encore être le même coup, je sais pas ce qu’il essaie de prouver, mais s’il cherche à montrer qu’il est parfaitement con, je suis convaincu. Préparation trop longue, je m’ennuie et puis j’aimerais varier un peu, j’attaque sur sa préparation, coup à la tempe ça c’est moche, il vole et il voit des étoiles. Hnoss se précipite vers lui, je ne savais même pas qu’elle nous regardait, elle l’aide à se relever, elle est mignonne, et peut être pas si rigide qu’elle le disait. Enfin retour à l’infirmerie pour l’abruti, retour à la méditation pour moi, pourquoi tant de haine.
Après une après-midi des plus apaisantes, il faut vraiment que je me discipline, je ne veux plus méditer. Je décide d’aller courir, courir c’est bien, et puis mon entrainement au sabre a honteusement été interrompu et j’ai besoin de me dépenser et Freyja n’est pas passé au temple depuis un long moment. J’aime courir en forêt, j’aime les arbres, les arbres c’est joli et les arbres c’est vert, j’aime le vert, est ce que ça a un rapport avec le fait que je sois vert … c’est stupide. J’aime bien courir, ça me permet de me défouler et de laisser mon esprit vagabonder, en fait je médite plus en courant qu’en méditant. J’entends un bruit au loin, de l’eau, des voix, des rires, je souris, j’aime bien les trucs qui font rire, je me dirige vers le son. J’arrive au sommet d’une cascade, le paysage est particulièrement joli depuis ici d’autant que l’on peut voir Hnoss se baigner dans le petit lac en contre bas même la présence de l’abruti ne parvient pas à gâcher la vue.

‘L’eau est bonne ?’
Les deux se retournent abasourdis, ils sont mignons tous deux. Je leur souris, ils ouvrent des yeux ronds. Soudain Hnoss se ressaisit et tente de cacher tout d’abord ses cheveux, tradition mirialane oblige, avant de se rappeler qu’elle est totalement nue, mais avec seulement deux mains, elle peine quelque peu, ça me fait rire, elle verdit de gêne, en tout cas, elle a de très jolis cheveux. L’abruti par contre se met en colère.
‘Qu’est-ce que t’as, tu nous espionnes ?
- Calmes toi, je courrais pas loin et j’ai entendu des bruits c’est tout, en même temps vous êtes pas très discrets tous les deux.
- Ouais c’est ça, fous toi de ma gueule comme d’hab’, tu me cherches c’est ça ?’
J’éclatais de rire. ‘C’est pas moi qui suis venu t’affronter ce matin, alors arrête de rager comme ça sinon tu vas te manger une 3e tatane.
- Ouais, la première tu m’as eu par surprise et la deuxième t’as eu de la chance c’est tout.
- Il n’y a pas de chance, il y a la Force … ou alors c’est la mort je sais plus.
- C’est ça fait le mariole tu vas voir.’
Autant les gros cailloux semblent lui poser problème, autant les galets il n’y a pas de soucis, je me prends un sale coup derrière la tête et tombe quelques mètres plus bas, heureusement il y a assez d’eau. Hnoss reste en retrait, je ne sais pas exactement si elle est sous le choc parce que je l’ai vue nue ou si c’est parce qu’elle réalise que l’abruti est un abruti. De son côté l’abruti se rapproche visiblement pas content.
‘Si on se fait un corps à corps, perso je préfère Hnoss comme adversaire, sans vouloir te vexer.
- J’en ai marre, tous les jours, tu te fous de ma gueule, je vais te pulvériser ta face tu vas voir.’
Il lève son bras sur le côté, un bâton court file dans sa main, il se met en garde, à moitié immergé, une lame bleue apparait, l’eau s’évaporant à son contact. J’aime pas le bleu.'
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Mitsimraith



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MessageSujet: Re: Lukijan, l'équilibre des mirialanes   Dim 15 Nov - 22:39

Chapitre 2 : Cette fois ça va le faire



Je faisais le malin quelques minutes plus tôt, mais actuellement j’en menais pas large. On pouvait se moquer d’un type, bon après, je le reconnais, j’étais parfois allé un peu loin, mais c’était des conneries de gamins à cause d’une jolie fille, sérieusement, il en venait à m’attaquer au sabre laser et je le sentais très moyen.
‘Attends, on se calme … Déjà d’où t’as ça toi ?
- Ce n’est pas tes affaires, maintenant je vais t’apprendre les bonnes manières.
- Nan mais c’est bon, t’inquiètes, les bonnes manières ça me connait, on ne mange pas la bouche pleine, on enlève son chapeau quand on voit une fille tout ça tout ça …
- Arrête de me prendre pour un bouffon.’
Je pouvais vraiment pas la fermer, c’était pas possible. Enfin pour une fois, il décida de varier un peu, il leva son arme et l’abattit verticalement. Bon d’accord, le changement restait minime, mais il fallait au moins remarquer qu’il y en avait eu un. Bref, j’esquivais évidemment, de toute façon j’étais pas super motivé par un coup de sabre en pleine tête. Il avait l’avantage de l’allonge et du gros truc brillant qui brûle quand tu le touches. Déjà l’eau n’appréciait pas du tout, vu la vapeur qui se dégageait quand il frappait, alors j’avais pas du tout envie de voir ce que ça donnerait avec mon bras, mais si je n’avançais pas le bras, je ne risquais pas de riposter …
Alors j’esquivais, au final c’était un peu comme danser sauf qu’au moindre faux pas, vous perdiez une oreille. À choisir, quitte à danser, j’aurais préféré que ce soit avec Hnoss, mais cette fois je préférai me taire, il était déjà assez énervé comme ça et puis je lui avais déjà fait une comme ça, pas la peine de le refaire. Il chargeait tel un ghib en colère et très vite il souffla tel un nerf. Le vent de nouveauté qu’avait introduit son premier coup se tarit bien vite, vu qu’il continuait avec une ténacité digne de respect à enchaîner les coups verticaux. Je soupirais. Il s’épuisait, derrière Hnoss restait interdite, ne sachant que faire, l’apparition du sabre l’avait totalement bouleversée, au moins si je devais y passer, je ne regretterai pas la vue. Je lui souris, elle sembla reprendre légèrement pied avec la réalité, même si sa tête de thranta frit me laissait entrevoir bien moins de chose que la robe qu’elle tenait d’une main devant elle et qui la recouvrait moins que partiellement.
L’abruti finit par trébucher, épuisé, j’en profitai pour le pousser à l’eau, il se vautra monumentalement, il lâcha son arme, je la balançai dans la vase plus loin, il irait pas la chercher là dedans. Je repêchais l’empoté qui était pas loin de commencer à se noyer en s’enlisant et il trouva rien de plus malin que de m’envoyer un crochet à la mâchoire, je le rebalançais à l’eau, il avait qu’à se débrouiller tout seul, ça fait mal un crochet. Je regagnais la rive, en me voyant devant elle, Hnoss revint à elle et verdit, elle se rhabilla en hâte, encore toute mouillée, autant dire que robe ou pas, ça ne faisait pas vraiment de différence.
‘Qu’est ce qu’il a ton petit copain, c’est te voir nue qui l’a excité à ce point.’ Je pris mon temps pour la détailler du regard, puis détachant péniblement mon regard de ses jolies courbes, je la regardais, verte foncée, bégayer des paroles inaudibles. ‘Fin, je peux comprendre que ça l’excite.’
Réplique qu’elle sembla moyen apprécié, vu qu’elle répondit par un soupir d’exaspération, une bonne claque avant de me tourner le dos. Je préfère de loin une claque de Hnoss qu’un crochet de l’autre abruti, qui était d’ailleurs en train de retourner avec difficulté sur la rive. Je pris le temps de regarder Hnoss disparaitre dans la forêt, ses hanches effectuant un langoureux mouvement de gauche à droite pour revenir sur l’abruti à moitié noyé.
‘C’est bon, t’as fini tes conneries ?’
Il hocha la tête, je lui faisais assez peu confiance, mais bon …
‘Alors elle et toi ?’
Il hocha la tête à nouveau, il avait l’air totalement vidé et à moitié décédé. S’il avait pas essayé de me buter juste avant, j’aurais pu avoir pitié.
‘Et elle est allée jusqu’à où ?’
Devant son air de thranta frit, je poursuivis, exaspéré.
‘Tu l’as prise dans un coin sombre ou pas, fin après tu peux préférer les endroits éclairés, c’est toi qui vois, mais tu comprends l’idée … Tu l’as baisé ou pas ?’
Je pensais pas qu’il pouvait encore plus écarquiller les yeux, mais il réussit cet exploit.
‘Ok, je vois l’idée. Tu sais c’est pas en me pourrissant ma gueule qu’elle ouvrira les cuisses.
- Ferme-la.’
J’éclatais de rire.
‘Tu vois tu peux parler, alors, tu m’expliques.’
Ils étaient mignons, presque écœurant mais mignon, l’histoire de deux gamins qui avaient grandi ensemble, et apprenaient à découvrir leur corps à un endroit où c’était tellement tabou qu’ils n’y connaissaient vraiment rien. J’espère que j’étais moins débile lors de mes premières fois avec Freyja, mais j’ai des doutes. Cependant je devais être réaliste, avec Hnoss ça avait peu de chance de passer, déjà que l’abruti n’y arrivait pas … Enfin on verra, elle est peut être un peu serrée avec un gamin coincé, mais à voir. Et puis j’attaque pas les gens au sabre laser, ça me donne un clair avantage.
‘Ton sabre, tu le sors d’où ?
- Je l’ai pris, je voulais m’entrainer avec un vrai, j’en ai marre des bâtons.
- Ouais, clairement c’est saoulant, on est plus des gosses. Mais c’est pas une raison pour s’entrainer sur un pauvre type désarmé.
- T’as raison, un pauvre type comme toi, ça en vaut pas la peine.
- Tu veux une quatrième tatane l’abruti ?’
Il me sourit. ‘Quand tu veux bouffon.’
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