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 Lucano Tarquini

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Hermod

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MessageSujet: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:24

[BASE DE DONNÉES DU TEMPLE]

Dossier de Lucain Tarquini
["Lukumo"]


Spoiler:
 

Identité civile

Nom d'usage : Lucain Tarquini
Nom réel : Lucano Tarquini
Date de naissance : 24 février 1971
Adresse et coordonnées : -Appartement à Londres - ; -mail- ; - téléphone fixe - ; - téléphone mobile -
Description physique : 1m85, 87kg, yeux clairs, cheveux poivre et sel, caucasien. Cicatrices au menton et aux lèvres, dents du bonheur.
Situation familiale : Divorcé, 1 enfant
Casier judiciaire : //
Études et professions antérieures : Doctorat en archéologie à Rome, Archéologue

Statut de l'agent
Actif
Nature de l'agent : Éveillé
Nom de code : //
Couverture : //
Date du recrutement : Membre de la Maison Tarquini
Affectation et grade actuels : Archiviste de Pandore
Historique des affectations :
- Voir historique des Chantiers Tarquini
- Affaire Darn, impliqué dans une fusillade dans le Darkside
- Aide pour l'Homoncule
- Affaire des Chats Zombies
- Season of the Witch
- Affaire du Joueur de Flute
Sanctions disciplinaires : //

Profil psychologique de l'agent

- Affable, attitude sereine, semble être naturellement calme.
- Bonne gestion du stress.
- Apathie notable.
- Travailleur et perfectionniste.
- Méfiant, ne s'ouvre pas aux gens.
- Dissipé (psychométrie ?).
- Courtois.
- Serviable.

Atouts de l'agent
Dons particuliers :

  • Psychomètre : Psychométrie.
    Informations sur la psychométrie appliquée à Tarquini:
     

Compétences spécialisées :

  • Archéologue : Connaissances historiques, artistiques et culturelles développées (spécialisation dans le bassin méditerranéen)
  • Ritualiste : Connait la plupart des rituels de base, sait les répliquer et les appliquer.
  • Rat de bibliothèque : Culture générale, connaissance approfondie des mythes et des écrits passés (religieux, politiques, économiques, ...)
  • Pangloss : Apprend rapidement et facilement des nouvelles langues - boosté par son don de psychométrie.


Autres compétences :

  • Polyglotte :
    - Italien (langue maternelle)
    - Anglais (bilingue)
    - Grec (niveau c2)
    - Français (niveau c2)
    - Allemand (niveau c1)
    - Espagnol (niveau c1)
    - Latin - médiéval et classique - (parle et écrit couramment)
    - Grec Ancien (parle et écrit couramment - lié au Grec moderne)
    - Akkadien (écrit couramment)
    - Copte (écrit)
    - Hiéroglyphique (écrit)
    - Verbis Diablo (14.01.16 Event du Verbis Diablo)
    - notions d'autres langues (anciennes et récentes)
  • Soutien de la maison Tarquini : Très ancienne famille templière, à la tête du Chapitre en Italie, spécialisée en occulte et archives. Ils détiennent une quantité importante de documents d'archives, de reliques et se targuent d'écrire une partie de l'Histoire du Temple.

Faiblesses de l'agent

  • Héméralope (dès que la luminosité baisse, l'archiviste Tarquini est presque - ou complétement - aveugle)
  • Pas de permis de conduire (héméralopie)
  • Troubles liés à la psychométrie (visions intempestives, perte d'attention, perd pied avec la réalité, changements d'humeur)
  • Troubles du sommeil (liés à son don)
  • N'est pas un combattant ; peut se servir d'armes, mais à éviter de le mettre en première ligne ou au milieu d'un combat.
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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:24

Maison Tarquini
DE NOBIS FABULA NARRATUR


Origines : Greco-italiennes
Lieu de résidence : Tarquinia - Italie // Rome - Italie
Branche spécialisée : Occultisme. Histoire. Artefacts. Archives.

Arbre généalogique branche principale:
 

Niccolo Tarquini - Chef de la Maison - 74 ans - Ancien Archiviste // Archéologue - Éveillé
Niccolo Tarquini est un homme qui sait ce qu'il veut. Fier et fort, il a gardé, même à son âge, une certaine prestance. Il ne s’embarrasse pas de cacher ce qu'il pense dans sa famille, ou de dire ouvertement aux autres qu'il vaudrait mieux qu'ils se taisent. Il a le sang chaud, mais sa femme a toujours eu réussi à apaiser ses accès de colère. Niccolo est plus traditionaliste qu'une bonne partie de la Maison Tarquini, cependant il écoute sa famille, surtout ses enfants. Il ne cache pas son mépris face au laisser aller, traite les gens plus jeunes que lui comme des enfants et n'a pas toujours conscience du fait qu'il peut être blessant.
Nina Tarquini (née Légat) - 73 ans - A travaillé pour Pandore // Antiquaire - Psychomètre 5/5
Nina est une femme douce qui sait se faire entendre malgré son infirmité. En effet, depuis près de 40 ans, elle est incapable - ou presque - de marcher. Aussi se déplace t-elle en fauteuil roulant. Nina n'hausse pas le ton, elle n'en a pas besoin. Si elle souhaite faire comprendre quelque chose ou si elle est opposée à quelqu'un, cela se ressent rapidement. Puisqu'elle ne pouvait plus accompagner son mari sur ses chantiers, Nina a passé de longs moments dans les archives et la bibliothèque de la famille. Elle est un véritable puits de science, même si la fatigue la rattrape rapidement. Elle est plutôt progressiste.
Lucrezia Tarquini - Héritière de la Famille - 47 ans - Travaille pour Icare 101 // Archéologue - Pyschomètre 3/5
Lucrezia ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle n'a rien d'une princesse et ne ménage pas les sensibilités. Travailleuse, perfectionniste, elle va droit au but et a bien l'intention à ce que les gens fassent de même. Si elle maîtrise la subtilité, c'est dangereusement et surtout rarement à des fins amicales. Droite dans ses bottes, elle met la main à la pâte sans rechigner. On lui donne souvent une attitude froide, hautaine, voire méprisante. Ce qui n'est pas forcément loin de la réalité. Elle sait ce qu'elle vaut et n'a pas l'intention de le cacher. Sa maîtrise de la psychométrie est bonne, mais elle a plus tendance à entendre qu'à voir.
Giacomo "Collatin" Novaro - 48 ans - Icare 101 - Éveillé
Giacomo est quelqu'un de relativement affable et doux. Au contraire des Tarquini, dont il a épousé l'héritière, il n'a pas le sang chaud. Tout semble glisser sur lui comme de l'eau sur un rocher. Il a également tendance à mettre les pieds dans le plat. S'il cherche à être amicale, il aura tendance à faire la mauvaise blague au mauvais moment, commenter quelque chose que les gens préfèrent ignorer ou parler d'un sujet plutôt sensible. Avant de repartir, l'air horriblement gêné. Il est spécialisé dans l'étude de l'anima liée au corps humain, cependant il a une formation de médecin.
Lucain "Lucumo" Tarquini - 45 ans - Archiviste // Archéologue - Psychomètre 4,5/5
Voir fiche PJ.
Pierrino "Pirro" Tarquini - 43 ans - Lié à Pandore // Antiquaire - Psychométrie 2/5
Pierrino est un homme droit, fier, loyal... mais surtout ambitieux. Fin stratège, habile dans ses paroles, doué dans les marchandages, son but est de rassembler une quantité importante d'artefacts. Il écume les salles de vente, les chantiers de fouilles et les musées pour étudier tout ce qu'il peut... et il n'aime pas qu'on lui dise non. Cela ne veut pas dire qu'il est incapable de fouiller. Pierrino accompagne son frère et sa sœur lorsqu'ils en ont besoin, mais il n'a aucune prétention à diriger lui même un chantier. Il aime ce qu'il fait. Il maîtrise sa psychométrie, mais il n'est pas très ouvert naturellement à celle-ci. Il a quelques connaissances de base en magie élémentaire, cependant.

Historique Familial : Les Tarquini peuvent se vanter d'avoir un long passé dans l'Histoire du Temple. Certains se targuent même de pouvoir faire remonter leurs origines à la chute des Bacchiades, à Corinthe. Leurs ancêtres auraient fuit la Grèce pour aller se mêler aux peuples Étrusques, avant de remonter vers le lieu de la futur Rome. Après quelques déboires politiques, ils se sont infiltrés un peu partout dans les grandes puissances méditerranéennes, récoltés de nombreux artefacts qu'ils gardent jalousement depuis dans des lieux qui ne sont pas toujours dévoilés.

L'alliance avec le Temple s'est fait de bonne heure et ils se sont toujours targués de garder une trace écrite du passé de celui-ci. Ils ne laissent personne s'approcher, cependant, de leurs archives, sans une demande expressément approuvée par le Chef de la Maison. Ils fleurissent depuis dans toutes les directions. Famille aux multiples ramifications, ils sont fiers et pour certains traditionalistes. La culture est un des piliers essentiels de leur éducation.

Descriptif : Les Tarquini sont affables et fiers. Loyaux jusqu'au bout des ongles, il y a peu de chances que vous entendiez l'un d'entre eux critiquer leur Maison. Il serait même malvenu de le faire devant eux. La famille, c'est sacré. Il est de notoriété que les membres de la Maison préfèrent le calme de leurs affaires plutôt que le chahut de la politique. Il n'est donc pas rare de les voir s'éclipser tôt lorsque leurs intérêts ne sont pas en jeu. L'opinion des autres ne leur importe que fort peu.

Ils ont tout du tempérament méditerranéen ; fiers de leurs origines et de leur histoire, ils défendent becs et ongles leur originalité et leurs domaines respectifs. Ils restent cependant chaleureux malgré leur sang chaud. S'ils s'énervent rapidement, ils pardonnent tout aussi vite.

Chaque membre de la Maison est versé, dès le plus jeune âge, dans l'apprentissage de langues diverses (mortes ou non), mais également à apprendre à se servir de ses mains. Si la culture s'apprend dans les livres, on ne néglige pas la connaissance des biens plus matériels. Certains accompagneront leurs parents sur des chantiers de fouille tandis que d'autres iront découvrir le monde.  



Opinion sur la politique du Temple : Politiquement, ils restent neutres, même si chacun des membres peut avoir son propre avis. S'il est nécessaire que la Maison émette un opinion, ils se rangeront tous derrière l'avis du maître de la Maison - et cela même si leur avis personnel diverge du sien. L'actuel chef étant Niccolo Tarquini, il est donc la Voix de leur Maison. Niccolo prend cependant le temps de consulter ses proches avant de prendre une décision qui implique sa famille.

Si certains voient d'un mauvais œil la Nouvelle Commanderie, préférant un retour à l'ancien régime, d'autres considèrent qu'il est temps pour les Templiers d'évoluer. Ils préfèrent cependant rester éloignés de la politique, n'écoutant que peu les demandes de ralliement ou d'appels à l'aide des autres vieilles familles pour siroter tranquillement un thé ou un café, dans leur demeure ensoleillée.

Liens et alliances : Les Tarquinii n'ont de griefs contre personne, à priori. Ils restent aimables, voire affables sur la scène politique, sans chercher à prendre un parti. Si on leur demande expressément un avis, le silence sera la seule réponse offerte à quiconque demandera à un Tarquinii d'aller trop loin. On ne peut rester neutre, le silence est un opinion. Néanmoins, certains se méfient de leur hypocrisie.

Loyaux envers leurs alliés, ouverts d'esprit, ils ne suivront pas aveuglement quelqu'un qui pourrait causer du tort à leur famille (ou à leurs amis). S'ils ne sont pas toujours sympathiques, ils ne sont pas non plus hostiles. S'attaquer à l'un des membres de la Maison est cependant un mauvais choix sur le long terme. S'ils ne sont pas la famille la plus riche, ils sont assurément capables de causer du trouble à quiconque ne leur revient pas.

Les Tarquinii n'ont pas spécialement d'amertume ou de méfiance vis à vis des autres Maisons. Ils ne se prêtent que peu aux scandales que peut secouer la noblesse Templière. S'ils écoutent et notent, ils ne disent rien. Ils ne sont présents qu'aux réceptions qui l'exigent et ne participent aux œuvres que si cette action a de l'intérêt pour la Famille en général. Si vous voyez un Tarquini à une réception, seul, il n'est pas là pour représenter la Maison mais par envie personnelle.


Dernière édition par Hermod le Sam 17 Fév - 22:26, édité 1 fois
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Hermod

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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:25

Informations complémentaires

Il va faire tout noir ! (Héméralope)
"Et la fille a éteint la lumière et j'ai embrassé sa copine.." Lucain a une maladie depuis qu'il est tout petit : il ne voit pas dès que la luminosité baisse d'intensité. Il préfère donc les endroits éclairés et ne quitte qu'à regret les lieux habités pour l'"inconnu". Dès qu'il commence à faire nuit, il ne lâche plus sa lampe de poche qu'il garde crispé dans sa main. De ce fait, Lucain a une ouïe légèrement plus développée, ce qui a tendance à disparaître - avec l'âge et la psychométrie.


Je vois des choses... MORTES ! (Psychométrie)
"Un jour j'ai pris une des céramiques sur le bureau de mon père et je me suis retrouvé dans le palais de Knossos." Il a toujours eu ce don, au grand déplaisir de ses parents qui avaient l'intention de l'élever dans la plus grande éducation prosaïque. Eux mêmes étaient templiers et n'avaient aucune passion pour la magie, sa mère avait le même don que lui mais bien plus faible - et surtout elle ne quittait pas ses gants. Elle tenta bien de le forcer à mettre des gants, de l'éloigner des objets, de le punir et de le menacer, mais rien ne parvenait à l'empêcher de faire le mur ou de disparaître sur le chantier de fouilles pour aller toucher les vieux murs. L'utilisation de la magie le fatigue énormément, physiquement et mentalement. Il ne s'est jamais réellement essayé aux autres formes, même si l'envie ne manque pas.


Bella Ciao ! (Parce qu'on vient de loin ♫)
"Basta !" Lucain est italien jusqu'au bout des ongles et ça se sent. Le franc parler, le sang chaud, l'accent chantant, l'amour immodéré pour la nourriture. Il ponctue la plupart de ses phrases par des expressions en italien et aime rire. Il ne supporte pas qu'on critique son pays, les produits de son pays, l'histoire de son pays, chauvin jusqu'au bout des ongles, il clame la grandeur des civilisations ayant vécu et produit sur le sol italien des écrits et une culture toujours aussi captivante après plusieurs millénaires d'extinction.


Elle est là depuis combien de temps cette momie ? (Archéologue)
"Non.. je n'étudie pas les dinosaures."


Comme en 1100 ! (Templier)
"Ma mère est templière, mon père est templier, mon grand père et son archi grand père aussi." Les templiers c'est une question de famille, presque des mariages consanguins. L'idée même de ne pas appartenir à l'ordre est une hérésie en soi et a entrainé plus d'une dispute face au conservatisme inhérent des rouges


What's up doc ? (Maîtrise des 1ers soins)
"Tu sais que la 2ème cause de blessure en archéologie, c'est l'empalement ?" Lucain sait administrer les 1ers soins, a les capacités pour les blessures légères et traumatismes non mortels. Il clame également qu'avec la psychométrie, il sait faire plus, mais franchement, allez voir un vrai médecin.


Ambassadeur de la loi de Murphy (Malchance)
"T'inquiète je gère, je gère .. je gère pas !" Dès qu'une couille peut arriver, on peut être sûr qu'elle va lui arriver, ou se produire par sa faute. Marcher sur un couteau en essayant de désarmer, ne pas rattraper la grenade, tourner la tête au mauvais moment ou se placer au mauvais endroit. Ses problèmes d'inattention et son incapacité à rester en place couplé avec ses problèmes de vue font de lui une personne d'autant plus maladroite que la loi de Murphy semble faire de lui un de ses plus grands représentants.


Question pour un champion (Rat de bibliothèque)
"Je vais te réciter les dynasties égyptiennes à l'envers !" Lucain a - depuis tout petit - eu accès aux bibliothèques de son père, de sa famille et celles plus grandes des grandes villes comme Rome. Il aime lire, relire, découvrir, analyser et comparer tout ce qu'il peut trouver. Rien ne vaut l'odeur du vieux papier, la sensation du parchemin entre les doigts et les anecdotes que l'on découvre au coin d'une page. Wikipédia est pour lui une bénédiction - comme une malédiction - dès qu'il n'a rien à faire, ou rien d'autre sous la main, il lance la page aléatoire du site.
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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:25

C'était une impression de flottement qui avait caractérisé toute sa soirée. Le sol était parfois difficilement palpable, les murs si éloignés et le monde si sombre. Ses oreilles semblaient lui jouer des tours, qui suivait-il ? Les échos de pas sur le sol s'éloignaient et se rapprochaient. Il avait un mal fou à se concentrer et la douleur au niveau de son cou palpitait sourdement jusque dans son crâne, profilant une migraine en sourdine. Lorsque Kerach l'avait laissé dans la rue menant au Temple, il avait péniblement louvoyé jusqu'à chez lui, tel un homme bourré en fin d'une soirée trop et mal arrosée. Le mécanisme de sa dynamo lui vrillait le crâne. Elle était tellement en colère, une rage sourde lui vrillait l'estomac, elle souhaitait leur mort, les détruire... un coup dans sa porte lui fit redresser brusquement la tête. C'était lui qui avait frappé. Il était devant sa porte, appuyé péniblement contre la chambranle.. Il.

L'ouverture de la porte fut pénible, longue et maladroite. Il sentait le métal de sa clef frotter contre la serrure, cherchant le trou et grattant la fine couche autour de celle-ci. Il sentait la sueur couler à gros bouillons et tandis qu'il continuait à chercher d'une main, il appuya son front contre son bras, toujours collé à la porte. Le corps secoué de frissons, la main crispée autour de la clef. Yeux fermés. Inspiration, expiration, inspiration. Il poussa le bouton de sa lampe pour éclairer la serrure. Elle semblait danser une petite gigue, le faisceau illuminait . L'ouvrir lui sembla bien plus difficile que ne l'avait même été la traversée du Darkside en ne fiant qu'à la voix de Kerach. Colère, rage, haine. Haletant, il avait laissé une large trace dans la porte et sur la serrure avec sa clef. Il. Elle. Il.

Ses mains tremblaient d'autant plus. Il s'éloigna de la porte quelques instants, tanguant sur ses jambes soudainement trop hautes. Il posa sa main gantée sur son cou, où la seringue avait été plantée. Il ressentait encore, comme des petits coups, une douleur sourde. Il repensa dans un flash amer aux propos de son père. «Je te … demande pour une fois ton avis. » Contre cœur. Merci maman. Toujours contre cœur. Un autre coup dans la porte. L'énervement l'avait emporté. Était-ce le sien ? Il remis un coup à la porte. Tous les détruire. Ils étaient responsables. Elle. Il. Elle.

Ce fut le voisin qui ouvrit la porte avec un air de celui que l'on vient de réveiller au milieu de la nuit. Il pensa à allumer la lumière du couloir. Lucain avait tâtonné le mur sans le trouver. Trop bas. Trop bas. L'interrupteur était trop haut. Tout semble trop haut. Le monde vu d'en dessous. Suivre maman, elle a dit de se dépêcher pour l'école. Je vais être en retard. Ce fut le voisin qui lui pris la clef, un regard de pitié et de dégoût sur le visage. Lucain ne comprenait pas. Il ouvrit la porte et lui rendit la clef. Paroles incomprises. Quelle langue parlait-il ? Il. Elle. Il. Il..

Il se contenta d'hocher machinalement la tête. Quelle langue ? Que disait-il ? Ah. Il connaissait ce mot. Et cet autre. Il lâcha péniblement un « merci » d'une voix pâteuse. Le regard surpris. Était-ce la bonne langue ? Haussement d'épaule désabusé. Le voisin partit. Il laissa son manteau sur une chaise dans la cuisine et tangua quelques instants sans savoir quoi faire. Faire la cuisine. Le repassage. Aller chercher Tom à l'école. Il appuya sur le bouton de la cafetière pour la mettre en route. Sa chemise collée à son dos poisseux de sueur. Sueur froide. Où était-il. Chez lui. Oui. Quelques pas un peu plus loin. Un pas en arrière. Deux pas en avant. Demi tour. Le monde tourne. Il rendit le contenu de son estomac dans l'évier, les deux mains crispées sur l'inox, son corps agité de soubresauts tandis qu'il régurgitait tout ce qu'il pouvait. Spasmes. Râle de douleur. Après quelques instants, il rinça l'évier et sortit de sous celui-ci de quoi le déboucher. Livide, il se retourna vers la cafetière qui avait versé le café. Sans tasse. Il.

Il resta un long moment à fixer d'un air un peu hébété le vide. Que devait-il faire ? Où était-il ? Qui était-il ? Jeune homme ? Enfant ? Fille ? Femme ? Vieil homme ? Où était-il ? Où ? Il tangua à nouveau. Il se rattrapa à la table et s'écroula dans un spasme. Des pâtes. Renversées partout. Maman allait hurler. Maman allait être tellement en colère. Il faut tout nettoyer. Ce n'était pas sa faute. Non. C'était Georg. Il lui avait dit qu'il fallait vérifier les pâtes. Il avait tiré. Non. Ce n'était pas ça... Une longue inspiration tremblante,  des pâtes. Il y en avait partout. Non. Le sol était propre. Il n'y avait rien. Regard paniqué autour de lui. Il reconnaissait cet endroit. Frisson. Tremblement. Froid et peur lui étreignaient le cœur. Dans un réflexe tout humain il fit quelques pas vers le radiateur posé – judicieusement – sous la fenêtre. Ironie sûrement. Il ne comprenait pas trop. Sa mère lui avait un jour expliqué. Sa mère ? Il n'avait pas parlé à sa mère de radiateur. Chaleur. Oui. Il poussa la chaleur autant qu'il le pouvait et resta collé contre un long moment. Brûlant. Chaleur bienfaisante. Sous la couette. Il pleut dehors. Maman me raconte cette histoire de phare et de papa. Papa est mort. C'est leur faute. Papa est mort ? Non il a parlé avec .. non il n'est pas mort. Mon père, ton père, son père. Il se mit à grelotter, claquant des dents. Il. Elle. Il.

Une démarche lourde. Il épongea le café qui avait coulé du comptoir et plaça une tasse après avoir changé le contenu du filtre. Il ôta ses gants qu'il posa sur la table de la cuisine. Et du même pas de bourré qu'il avait eu pour arriver jusqu'à la cuisine il se dirigea vers la salle d'eau. Aveugle. Où était la lumière ? Il tâtonna à la recherche de l'interrupteur. Mur.  Rire Mur. Joie Porte. Fatigue Mur...  Maman pourquoi doit-on partir? Attends. Dans quel endroit ? C'était cette porte. Il la poussa. Ses lèvres étaient trempées. Il n'avait pas pleuré. Il passa sa langue sur celles-ci. Goût métallique. Migraine qui s'accentuait. Frissons. Bon dieu. A quoi avait joué O'Connor. Douleur lancinante dans le cou. En essayant d'attraper des antalgiques il ne parvint qu'à vider l'armoire sur le sol. Sa main se crispa sur sa poitrine au niveau de son cœur. Il battait beaucoup trop fort. Il n'entendait plus que le bruit sourd des battements dans ses oreilles. Un bruit violent et assourdissant.

Il mit un coup de poing dans l'interrupteur de la salle de bain et se laissa tomber dans la baignoire, les jambes dépassant grotesquement de celle-ci. Il réussit à allumer le pommeau de douche. Tom Lucain laissa échapper un léger rire. Il aimait la pluie. Qui aimait la pluie? Il faisait ça pour embêter maman. Non. L'eau lui dégoulinait dessus. Douche froide salvatrice. Il prit une grande inspiration et laissa l'eau couler pendant de longues minutes. La facture d'eau.. Il s'en foutait de la facture d'eau. Il avait de quoi amortir. Sa famille avait de quoi amortir. Il était l'héritier principal. Quelle ironie. Les mots de son père voulaient tous dire « tu n'es qu'un enfant. », les gestes, les paroles. Lui laisser des sous pour se payer une boisson. Merci maman d'intercéder en ma faveur. Boum. Boum. Le désaccord entre les deux faisait de lui l'arbitre d'aucun ne voulait réellement. Une excuse, voir vers qui il pouvait prendre parti, qui il soutiendrait le plus. La famille. La politique familiale. La neutralité. Il

Lucain s'extirpa avec difficulté de la baignoire. L'eau avait cessé de couler. Détrempé, il ne pensa pas un seul instant à enlever ses vêtements et comme guidé par un appel, un bruit, un « viens manger » il quitta la salle de bain en laissant la lumière allumée, la porte grande ouverte laissait un rayon de lumière éclairer le couloir. Gauche ou droite ? Cuisine, odeur de café. La tasse était remplie, le café presque froid. Peu importe. Il alla se coller avec au radiateur.. et s'en éloigna tout aussi rapidement. Son cœur semblait s'accélérer douloureusement. La chaleur lui rappelait sa mort. Leur faute … dormir. Fatigue. Mal partout. Il se dirigea sa tasse à moitié vidée vers le fauteuil qu'il avait placé face à la porte d'entrée. Plus facile de s'y effondrer. Et le coin ne semblait pas accueillir trop de cris gênants d'enfant hilare.

Il se laissa tomber dedans.
Sa dernière pensée avant de se sentir collé contre le fauteuil fut peu ou prou. « Oh. Non.. Pas encore. »

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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:25


Tu sens sa main se lover entre tes doigts gourds. Caresser les cals et les marques de souvenirs qui ne sont pas les tiens. Tu espères un instant que c'est elle. Pas un « Monsieur, vous allez bien ? ». Ton allure titubante a dû effrayer le chaland bien-pensant. Qui traînerait à cette heure dehors ?

Lucano?

Il n'y a qu'elle. Qu'elle et ton père pour t'appeler comme cela. Une lubie de ta mère que de t'appeler Lucain. La sonorité est plus intéressante, cela lui rappelait l'herbe fraîchement coupée de son enfance lorsqu'elle regardait par la fenêtre. Alors vous la laissiez faire. La jalousie lui étreint le cœur. Ils ont le droit à un surnom Lorsqu'il les regarde, il ne comprend pas les attentions de leur mère. Assise dans son fauteuil roulant, elle caresse leur joues d'une main bienveillante. Elle a même déganté ses longs doigts toujours cachés. Il attend avec une jalousie qui l'étouffe presque qu'elle l'appelle un jour Pierre. Un rappel à l'ordre, sec mais sans violence. Elle t'a senti partir.

Tu frémis, tu trembles. La sueur froide dans ton dos te fait grelotter. Il ne fait ni nuit, ni jour. Tu ne vois rien. C'est ce qui te rassure le plus. Tu ne vois rien du tout. Tu ne sais même pas combien de temps tu as marché pour arriver jusqu'ici. Tu ne te souviens pas le nombre de trottoir que tu as loupé, de voitures stationnées que tu as heurtés, de poteaux trop bas que tu ne pouvais effleurer du bout de tes doigts aveuglément placés devant toi.

Qu'est-ce qui s'est passé?

Elle a les mains nues. Elle n'aime pas ça. Mais vous ne vous touchez pas autrement. Elle n'a jamais qu'entendu où toi tu vois. Pierrino avait un mélange bâtard où il ne faisait que ressentir. C'est le seul sujet où, enfant, il ne vous jalousait pas. Au pays des aveugles, le roi est celui qui tombe le moins.

Tu bafouilles. Tu parles d'os brisés. D'orgies. De la douleur dans tes articulations.

La voix que tu entends est tellement lointaine. Cela fait … tu ne sais pas, longtemps peut-être. Ou quelques minutes ? Tu as déjà rendu le contenu de ton estomac jusqu'à que la bile te brûle la gorge, ton corps trop fatigué pour vomir quelque chose que tu n'avais plus.

Elle passe ses longs doigts sur tes joues, effleurant les écorchures laissées par tu ne sais quoi. Une odeur métallique, ferreuse. Ils se vautrent dans la luxure, dans la joie, puis dans une douleur.... mélange de sensations écœurantes. Il y a une odeur de sexe, une odeur de fer, une odeur de mort. L'ironie de la sit... Elle te pince le dos de la main avant de la reprendre dans la sienne et te guider doucement. Elle ne dit plus rien. Chacun de tes pas t’écœure et tu n'as qu'une envie, c'est de t'allonger et de sombre dans une léthargie bienheureuse d'où tu ne te réveilleras pas.

Des bruits de pas derrière toi.

Il est conscient.

Bien sûr. Elle n'est pas venue seule. Tu l'entends frapper dans ses deux mains. Il fait souvent cela pour signifier son approbation. Le bruit te fait sursauter. Le bruit dur des os qui craquent. Celui spongieux de la chair dont se décroche ton arme de fortune. La douleur que tu ressens jusque dans tes épaules. Le mouvement répétitif te fait un instant oubl.. la col.. colère.. haine.. tant de noir.. tant de... bruit des os qui craquent, la chair spongieuse, les gouttes de sang qui haine... noir.. Tu prends une grande respiration tremblotante. Sa prise se resserre sur ta main. Tu t'es arrêté sans t'en rendre compte. Tu lui as abandonné ta main alors que tu sombrais doucement vers le sol. Tes articulations te brûlent, elles semblent craquer en même temps que tes os. Ils craquent n'est-ce pas ? Tu veux les faire craquer.

Craquent les os. Crac. Crac. Crac.

L'air te semble si rare. Tu as du mal à respirer. Une main se pose dans ton dos. Une autre te tient toujours la main. Tu veux frapper. Tu veux sentir leurs os craquer sous tes mains. Tu veux de la douleur. Tu veux leur faire mal. Tu veux que ce soient tes os à toi qui craquent.

Lucano. Respire.

Un point d'ancrage.

Il y en a d'autres des points d'ancrage. L'autre voix. Plus masculine. Plus douce aussi. Elle te répète des déclinaisons grecques. Tu entends. Tu fermes les yeux.

L'autre voix. Elle, elle ne dit plus rien. Elle garde juste ta main dans la sienne.

Et toi tu frappes le sol de l'autre main. Du poing. Mais la satisfaction n'est que de courte durée. Tu ne sens pas l'os craquer. La main glisse sur le bitume, laissant de la peau, de la rage, de la douleur mais pas les os. Les tiens doivent craquer.

Il est assis et il taille un os humain. Ce n'est pas le sien. Avec une patience infinie. Pas un regard pour l'enfant mort allongé sur la table. Tes habits sont bleu. Tu tailles la flûte dans les os de cet enfant, sa précision et ta concentration sont importantes. Tu.. il.. vous.. Concentre toi! Tu sens la douleur au niveau de ta poitrine. C'est ton cœur qui bat trop fort. Ta main t'élance. Tu es assis. Tu ne sais pas où. Le monde est toujours si sombre, c'est bon signe. Le noir te rassure. Il t'empêche de voir ce qu'il y a de pire.

Tu respires comme si tu venais de sortir de l'eau, d'une apnée terrifiante qui ne s'arrêtera jamais. Elle ne s'arrête pas cette apnée là. C'est ce que ta mère disait. Elle avait un frère, ou une sœur. Est-ce important ? Il avait tenté de se couper de l'anima.

La folie.

Ils étaient tous fous.

La folie pure.

Étaient-ils seulement sains ?

Sains d'esprit. De corps.

LEURS CORPS QUI CRAQUENT, LEURS OS QUI SE BRISENT

Sain de corps

Sain d'esprit

Ton père te disait parfois qu'il regrettait de vous avoir eu. Que rien ne devrait vous échoir. L'amertume dans ta bouche parfois, quand tu repenses avec combien de dégoût il vous demandait votre avis sur la marche à suivre. Il ne te faisait pas confiance pour la politique, ni à toi, ni à ton frère, ni à ta sœur. Le mépris non dissimulé parfois. Vous saviez tous combien il avait honte de vous, parfois. Puis il détournait le regard et vous disait d'approcher. C'était ta mère qui insistait pour que vous preniez part aux décisions. Ta sœur a toujours été plus habile pour la politique et elle a rapidement arrêté de venir aussi régulièrement sur les chantiers pour accompagner aux réunions importantes. Pierrino restait avec Lucain.

et ses os ne craquaient plus, la lourdeur de l'arme dans ses mains

Tu es toujours avec nous?

Un bruit d'assentiment. Tu n'étais jamais parti, même si tu le voulais, tu ne pourrais pas. La voix masculine te dit qu'elle est contente que tu ais appelé. Tu as entendu son grognement tout à l'heure quand tu as réveillé ta sœur. Tu sais qu'il le pense mais tu ne peux t'empêcher d'avoir un mouvement, une convulsion, un rire.

Le bruit te fait presque peur.

Pourquoi rire alors que tu dois tailler les os, tituber, tu serres les reins de c.. main.. Tu sens l'inquiétude palpable, poisseuse, une odeur douceâtre qui te reste dans la bouche. Un haut le cœur.

Tu mets un pied devant l'autre. La voix masculine a disparu. C'est ta sœur qui parle. Elle t'explique les progrès d'Iole et les frasques de Barto' et Nino. Tu écoutes sans entendre, mais le dodelinement de ta tête semble la rassurer suffisamment pour qu'elle continue son monologue.

Son enfant.

Les enfants.

Ils n'ont plus de côté gauche.

la gauche, tu tailles les

Ta respiration se fait à nouveau difficile.

La flûte est presque formée, ce n'est pas ta première, tes gestes sont assurés. L'enfant est...tu ne .. il ne comprend pas, il connaît cette personne. Le soleil lui brûle la peau, il aimerait retrouver les bras rassurants de sa mère. Il pousse un cri quand le couteau de cérémonie lui pénètre la C'est le contact de sa main sur ta joue, de la douleur qui te fait revenir à toi. Tu te mets à parler d'os qui se brisent. Du plaisir ressenti dans ces orgies. Du sang qui coule à flot alors que tu continues de frapper avec une frénésie qui n'est pas la tienne sur le corps allong.. une autre claque. Tu ne dis rien cette fois. Elle te parle en grec, en latin, en italien. Vous avez abandonné dans ce genre de moments le besoin d'être compris de tous.

Tu mets un pied devant l'autre.

La faiblesse s'empare de ton corps.

Ça craque sous ses coups. Un, deux, trois. Il remonte ses mains, mouvement répétitif. Niccolo a appris à piocher. A ses 3 enfants. Pourtant il en a 4. Il les emmène avec lui sur les chantiers. Il enlève ses gants, remonte ses manches et guide les coups. Il aime avoir ses enfants près de lui. Sa femme est dans le coma. Lucano a 5 ans. Il lui donne une truelle et lui indique un coin et il l'y place avec Lucrezia. Pierrino est trop jeune. Trop jeune. Pas de jalousie encore.

Tu es trop faible et pourtant ton corps vibre de toute cette anima retenue qui n'est pas la tienne.

Tu as envie de pleurer, de t'arracher la peau avec tes ongles.

Ce n'est pas la tienne.

Elle te caresse la joue. Ce n'est pas elle qui vient avec le désinfectant.

Les os craquent craquent craquent.

Depuis quand est-ce que tu vois ?

Vous êtes assis dans sa salle de bain. Tu n'avais même pas remarqué.

Il te dit de te détendre.

Collatin.

La chair se tord.

Il a toujours détesté ce surnom. Pourtant, Pierrino et toi avez continué à l'appeler comme cela. Au point que certains, dans ta Maison, ne se souviennent pas du véritable nom du mari de l'Héritière.

Qui va hériter ?

Crac

Il prend cela avec un sourire.

Il est Collatin. Ou Giacomo. Est-ce important ? Tout le monde ne prend pas tant d'importance dans les noms. Lucano.

Les noms. Les noms.

Tu es assis dans la baignoire et l'eau te dégouline dessus. Collatin est assis à côté de toi, vous êtes trempés, habillés, les vêtements vous collent à la peau. Il te parle de ses recherches actuelles. Tu dodelines du chef. L'eau te fait du bien.

Ça ne craque plus, tes os, ses os.

L'eau coule.

L'eau.

L'eau.
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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:26


Tu as toujours su pour qui tu avançais. Pour les intérêts de ta Famille. Avec un grand « f ». Les Tarquini. Oublié dans l'Histoire, un nom qui résonne dans Rome encore depuis des millénaires et que pourtant, auquel seulement quelques archéologues ou vieux historiens décatis semblent porter une quelconque importance.

Cela t'intéresse toujours. Tu regardes, amusé, les idées et les théories que certains évoquent. Premier et dernier des rois de Rome. Tes ancêtres étaient-ils autre chose que ces hommes trop riches pour leur propre bien ? Tellement riches qu'ils avaient besoin de pouvoir pour pallier au manque de reconnaissance qu'ils ressentaient ? Cela t'a toujours fait sourire. Toujours.

Tu ne sais même plus pourquoi.

ti ho detto che l'avevo

Des fois, tu ne sais même plus pourquoi ton esprit revient inévitablement à la question des origines de ta Famille.

Est-ce réellement important ?

Probablement.

C'est le seul moyen qui te permet de remonter dans tes propres souvenirs. Ce ne sont pas les tiens, mais ils font partie de ta propre identité.

Tu es assis.

Il est assis, dans une pièce mal éclairée. Sur la table, un enfant. Un os dans la main, il le taille. D'une main experte. La haine l'étreint. La haine le submerge. L'enfant est mort, sur la table. Il continue de tailler sa flûte.

Oui, assis. C'est déjà ça. Ta tasse de café dans une main. Café de schrödinger. Ni froid, ni chaud. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Elle te dit qu'il est froid, tes sens disent qu'il est chaud. Il est imbuvable. Pourtant, ce n'est pas un café de comptoir. Tu ne sais plus où tu es. Tu es chez toi. Chez Giacomo. Maintenant chez toi. L'important n'est pas là. Ma i patti erano chiari

Barto est assis à côté de toi. Il est en train de manger quelque chose, il te parle. Tu le regardes. Il arrête de parler. Il a compris que tu ne l'écoutais pas. Tu ne sais pas quoi dire. Tu ouvres la bouche. Tu la refermes face à son regard. Il est déçu, tu le sais. Il est déçu. Il ne parvient pas toujours à comprendre. Il sait, il comprend, il voit. Il est comme toi. Un pied dans ce monde, un pied dans sa tête.

Il te l'a souvent reproché. Régulièrement. Toujours. Encore un « toujours ». La vie est un cycle perpétuel de déceptions et de rancœurs.

Tu te tais, parce que tu sais que tu ne pourras rien dire qui puisse l'expliquer.

Tu le sais parce que tu vas t'enfoncer encore plus. Alors, tu regardes ailleurs. Tu n'es pas courageux, tu baisses l'échine, tu préfères ignorer plutôt que de reprendre des reproches. Cela aussi, il te le reproche, parfois. Toujours.

Un silence s'établit.

Le monde n'est jamais silencieux. Quand tu reviens d'une vision, quand ton regard s'adapte à ta propre vue, que tu ressens à nouveau « normalement », tu es terrorisé, ton cœur bat la chamade. Pourquoi ? Parce que le monde réel te fait peur. Tout ce silence, toutes ces couleurs ternes, toute cette solitude.

Est-ce pour ça que cet homme que tu ne connais pas, cet homme qui s'était coupé de l'anima pour fuir la folie de votre don avait fini par être étreint par une autre folie ? La solitude ? La peur ? L'horrible moment où tu te rends compte qu'au final, tu es irrémédiablement seul ?

Tu t'es souvent posé la question, sans jamais oser passer le pas. Tu n'es pas très courageux. Il regarde parfois son frère et ses sœurs et il s'estime heureux. Ses enfants, ses enfants à lui, n'ont rien hérité, ou presque, de ses dons. Elles ont une légère empathie, un regard parfois curieux vers un bruit qu'elles ont cru entendre. Il ne dit jamais rien à propos de cela. Il voit le regard dévasté de son frère quand il se penche sur le lit de Barto', sur le corps attaché à toutes ces machines. Il voit le regard de Giacomo sur ses enfants, apeuré qu'ils se trouvent à la place de l'autre enfant. Il voit le regard d'Eli', le regard de reproche qu'elle lance à son ex. Il voit le regard de son père, le regard chagriné où perle une larme de rancœur mais également de douleur. Il regrette, parfois, il regrette. Tu prends une grande inspiration. Barto' te regarde à nouveau. Il va dire quelque chose, puis se ravise.

Tu te mets à tapoter sur ta jambe. Cela te rassure. C'est ton point d'ancrage. Celui qui te permet de rester maître de ton bord... un petit peu plus longtemps. Tu ne peux rien arrêter avec un tapotement de doigt, juste te concentrer dessus.

C'est comme chantonner.

C'est devenu inconscient. Pour remplir le lourd silence, le faux silence, qui t'entoure. Ton autre point d'ancrage. Celui que tu as appris à Barto, avec des chansonnettes pour enfant. Quand tu lui apprenais à garder ses gants, à garder conscience de ce qui l'entourait... à différencier ce qui était là et ce qui ne l'était plus.

Tu l'entends parfois chantonner, des comptines, celles que tu lui avais appris. Il continue, inconsciemment. Il ne s'arrête pas. volevo un gatto nero

La honte ne le touche pas. Il a rapide oublié ce que c'était.

Ça te rend triste, ça te déchire le cœur, ça te donne envie de pleurer.

Avoir un enfant. C'était égoïste. Tu savais ce qu'il allait subir, pourtant tu as tenté d'inverser la roue du destin. Puérilement, égoïstement.

La jalousie te tord parfois les tripes quand tu regardes les filles de Pierrino. Pourquoi, pourquoi elles ont eu cette chance ?

Tu ne veux pas te morfondre dans le misérabilisme. Pourtant, quand tu regardes Barto, ton amour pour lui est toujours accompagné de la douleur que tu as pu ressentir lorsque ta femme t'a reproché son état, que ton beau frère a proposé de le laisser partir, que ton père t'a dit que tout était de ta faute. Tu ne peux plus vivre sans le regarder, de peur qu'il se brise, de peur qu'il ne se soit jamais réveillé.

Tu es fatigué.

Tu as épuisé l'endroit, de ses souvenirs. Pourtant, tu vois encore de temps en temps des mouvements du coin de l’œil. Tu entends des bruits de pas, des cris de joie, le bruit d'objets qui s'entrechoquent. Tu vois encore leurs affaires, leurs rires, leurs joies, leurs peines. Tu te sens voyeur dans la vie d'inconnus. Tu ne sais pas ce qu'ils sont devenus. Tu n'es pas curieux. Ou tu l'es trop.

L'apathie t'étreint. Tu ne veux rien savoir.

Tu vois parfois les souvenirs de Collatin... plus souvent, les marques que laissent ton fils. Celles trop puissantes d'un adolescent mal dans sa peau. Il vient de plus en plus souvent chez toi. Parfois, même en semaine. Il ne fait souvent que passer. e tu dovevi dare un gatto nero a me Il va chez son cousin, traîner le soir, voir des films. Il te parle de ses journées, tu l'écoutes, parfois. Tu as l'impression de le fuir.

Tu te sens tellement coupable. Pourtant ce n'était pas de ta faute.

Lorsque, effrayé de décevoir sa mère, à son réveil... il t'avais pointé du doigt. Tu t'étais tu. Tu avais assumé, sans rien dire. Parce que tu étais tellement heureux de le revoir que tu étais prêt à tout accepter. Parce que le courage n'était pas ton fort et que tu avais déjà suffisamment craqué.

Alors tu te taisais. Comme toujours.

Toujours le silence. Autour de toi, le silence n'existait pas. Le bruit de conversations que tu ne comprenais pas. Une vieille chanson qui passait sur une radio que tu ne possédais pas. Les pleurs d'un enfant, le tien ? Le sien ? Lequel ?

Tu ne savais pas.

Il te regardait à nouveau. Un regard que tu n'arrivais pas à cerner. Il te prend ta tasse des mains et te dit d'aller te coucher. Tu secoues la tête.

Tu lui demandes de parler, de répéter, de raconter encore sa journée.

Tu vois qu'il hésite. Tu sais de quoi il va se plaindre, de quoi il va pleurer. Tu sais contre qui il est en colère, tu comprends pourquoi, tu comprends, tu veux le lui dire. Tu veux dire que tu sais des choses mais que tu veux le savoir de sa bouche. Pas d'un appel de sa mère, pas au détour d'un couloir par ta sœur. Tu es juste tellement fatigué que tu n'arrives plus à empêcher les sons les plus intempestifs, les mouvements les plus brusques.

Tout t'énerve, tout t'irrite. La lumière est plus forte. Plus tu fatigues, plus tu vois... moins tu parviens à dormir.

De toute façon, quand tu fermes les yeux. C'est cet enfant mort, cette flute et cet homme que tu as tué... tu ne vois qu'eux. Qu'eux.

Puis tu entends le craquement des os.

Le crac.

Crac.

Crac...

volevo un gatto nero
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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:26


Tu n'oublies rien. Du moins, tu n'oublies pas ce que tu le souhaiterais. Chaque souvenir, qui n'est pas le tien, ceux dont tu restes témoin passif, sont imprimés au fer rouge dans ta mémoire. Difficile alors de faire la différence entre celui qui t'appartient et celui qui a été vécu par quelqu'un d'autre. Tu n'es pas toujours certain de savoir qui tu es vraiment. Est-ce que tu as vraiment fait cela ? L'as-tu rêvé ?

Bien sûr, tu peux éliminer d'office certains souvenirs. Tu es incapable de porter un enfant... c'est physiologique. Tu ne peux pas voir une pluie d'étoiles filantes... c'est médicale. Tu ne peux pas avoir connu Rome en 312 av. J.-C... c'est logique. Tu ne peux pas être mort... tu n'as qu'une vie.

Tu ne sais pas ce qui est le pire.

La mort, en toute logique. Tu ne l'as jamais vécue. Jamais réellement.

Bartolomeo aime expliquer la mort dans une vision comme une bombe dans ta maison mentale. Plus la mort est violente, plus la bombe détruit autour d'elle. A toi de retrouver de quoi reconstruire, par toi même. Élever à nouveau des murs, reconstruire les meubles, rendre l'endroit habitable... se contenter pendant un moment de vivre dans des pièces nues, ou malhabilement isolées.

La plupart des membres de ta famille... quand ils survivent à une vision où le réceptacle premier est mort, restent dans le coma entre 7 et 14 semaines. Tu suis cette moyenne, tout dépend de la mort. Tu n'en as qu'une idée approximative. Ton esprit t'isole le temps de l'explosion de la bombe mentale. Tu mets déjà plusieurs jours à te souvenir comment te déplacer.

Ce sont généralement les gens qui te parlent, à l'extérieur, à ton corps inconscient, qui te permettent de rassembler les matériaux nécessaires à te reconstruire.

Depuis le temps, ta « maison » a pris une forme alambiquée. Elle n'est pas nécessairement étanche. Elle tient cependant. Elle brave la plupart des tempêtes. Un jour, un coup de vent trop puissant, ou une autre bombe, la détruira complètement... jusqu'aux fondations.

Tu tentes de colmater comme tu peux.

Le manque de sommeil fissure les murs, les événements passés rendent le terrain marécageux.

Il tient bon, ton univers mental. Comme une bicoque construite par quelqu'un qui ne sait pas à quoi ressemble une véritable maison. S'inspirant de tout un tas d'architectures, rendant le mélange aussi peu harmonieux que cela peut l'être.

Elle tient bon, ta maison.

Quand Barto' a eu sa première « mort »... il a passé plus de 30 semaines dans le coma. Exactement 6 mois, 2 semaines et 3 jours.

Il n'en avait pas eu depuis.

Tu avais cru qu'il ne se réveillerait jamais. Tu avais refusé de baisser les bras.

Certains avaient commencé à envisager de l'aider à partir définitivement.

Pourtant, on n'avait pas laissé partir Livie.

On t'avait rétorqué que ce n'était pas la même chose.

Toi, tu étais aveuglé par la douleur. Tu te sentais responsable de quelque chose auquel tu ne pouvais rien. Tu n'avais pas su l'empêcher de commettre l'irréparable. En était-il seulement conscient ? Le danger est quelque chose qui était encore très abstrait. Trop.

Le moindre objet pouvait causer une mort douloureuse. Non immédiate.

On ne meurt pas d'un souvenir.

C'est ce que certains disent.

Tu avais l'impression que la terre entière t'en voulait. Était-ce réellement faux ?

Elissa ne disait rien, elle ne t'accusait pas... pourtant vous aviez du mal à rester dans la même pièce. Au bout de quelques semaines, elle ne t'adressait même plus la parole, pour en savoir plus. Tu quittais son chevet pour lui laisser la place à elle.

De toute façon, tu étais incapable de dire quoi que ce soit.

Tu n'avais pas pleuré depuis des années. Des années. Pas toi, en tous les cas. D'autres avaient pleuré, mais pas tes souvenirs à toi.

Une mère qui perdait son enfant. Un homme détruit. Un gamin perdu. Cette personne sans nom, sans visage, sans sexe, perdue sous les bombardements, qui hurlait son désespoir, coincée sous des graviers d'un bâtiment qui lui était cher. Tu subissais leurs émotions, leur passé, leurs souvenirs.

Tu t'en voulais tellement.

Tu ne savais pas comment l'exprimer.

Tu n'osais plus parler.

Tu entendais.

Tu entendais juste.

Giacomo qui expliquait à Elissa... qu'il ne reviendrait probablement pas.

Là, tu as pleuré.

Il te l'avait dit. Tu avais à peine réagi. Un soubresaut, un regard vers le corps allongé. Puis tu t'étais éloigné. Tu n'avais pas encore saisi l'ampleur de la chose.

Son poing, celui de Barto, était serré autour d'une petite voiture. Sa mère avait déposé ses peluches, ses affaires préférées. Tu lui avais dit que ça aidait. D'avoir un univers rassurant autour de soi.

Tu trouvais ça tellement dérisoire maintenant.

Ton fils n'avait peut-être pas la force mentale ou les matériaux nécessaires à sa reconstruction. Peut-être resterait-il comme Livie, une coquille vide. Ou comme ta mère, subissant les contrecoups d'un temps trop long, d'un traumatisme trop lourd.

Tu as pleuré. Pour la première fois.

Parce que tu étais incapable de faire quoi que ce soit. Tu te sentais responsable. Responsable de sa disparition. Responsable de sa douleur. Responsable de sa vie.

Il était encore trop jeune pour comprendre son « don », encore trop jeune pour ça.

Plus tard, il te le reprochera. Il te dira que tout est de ta faute, cette douleur constante. Que tu avais été égoïste. Qu'il aurait préféré mourir. Qu'il aurait voulu naître ailleurs. Que tu lui avais légué une malédiction.

Était-ce faux ? Tu avais probablement dit la même chose, quand tu avais pris un autre gros revers de la vie. Mais... ton père était plus fort. Il était là quand ta mère ne l'était pas. Il avait 4 enfants. Il avait encaissé bien autrement que toi.

Toi, tu n'y arrivais pas.

Chacun de ses reproches résonnait comme un coup de poignard dans ton cœur.

Ce souvenir, cet enfant allongé dans un lit.

Cet enfant allongé sur la table.

C'était peut-être le tien.

Des fois, tu avais le besoin pressant de serrer Barto contre ton cœur.

Il protestait toujours. Toujours au début. Puis se laissait faire.

Tu le serrais contre toi, t'assurant qu'il était là, debout, réveillé. Que tu n'avais fait qu'un autre mauvais drift. Qu'il respectait bien les règles.

Il ne disait plus rien. Il attendait. Puis te serrait en retour.

Lorsqu'il s'était réveillé, sa mère l'avait serré aussi. Elle lui avait demandé comment il allait, s'il voulait quelque chose. L'avait assailli de questions. Tu étais resté en retrait, rassuré, trop épuisé. Tu n'avais depuis longtemps plus de larmes.

Lorsqu'après quelques jours, elle lui avait demandé s'il se souvenait de quelque chose, ce qui s'était passé. Il t'avait montré du doigt. Le regard fuyant.

Le pire des coups de poignards. Tu savais que tu aurais dû mieux le surveiller. Tu te l'étais reproché pendant des mois. Mettant Paris en bouteille, reconstruisant un monde avec des « si ». Si j'avais été là... Si j'avais gardé sa main dans la mienne. Si je n'étais pas allé là bas. Si j'avais fait plus attention...

Tu n'avais reproché à personne d'autre ce qui s'était passé. Tu aurais pu, mais tu ne l'avais pas fait, cela te semblait tellement dérisoire.

Tu avais laissé Barto' te pointer du doigt. Tu avais déjà que trop pleuré.

Vous n'en aviez jamais reparlé. Tu avais laissé dire. Bêtement. Lâchement. Parce qu'il fallait un responsable et que l'enfant ne voulait pas que sa mère soit déçue. De toute façon, si papa n'était pas là, il y avait l'autre ami de maman.

Tu n'avais rien dit, tu avais encaissé.

Puis tu avais continué à avancer.

Barto' ne s'était jamais excusé, à quoi bon ?

Tu te sentais lâche, sale et incapable d'avoir un enfant.

Elissa n'avait rien dit. Elle ne t'avais plus autant fait confiance. Pas comme avant. Progressivement.

Puis elle t'avais laissé les filles et Barto' en vacances. Tu avais accepté. Pourtant, tu marchais sur la pointe des pieds autour des enfants. Si fragiles, tu avais peur qu'ils se cassent.

Ton fils, lui, chantait la chanson que tu lui avais apprise. Celle que tu lui avais fredonné alors qu'il était incapable de se réveiller.

Son point de repère.

Cela t'étouffait.

Tu ne pleurais plus.
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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:27

\"Message de Lucain Tarquini a écrit:

Pendentif : chaîne en argent avec l'objet principal dans la même matière, 96% d'argent (le reste est or), ce qui dénote une grande maîtrise de la métallurgie par son producteur. Ce qui est déjà une prouesse en soi. La pierre est un saphir. Les analyses d'anima appuient le fait qu'il ne reste plus que quelques traces résiduelles d'anima et spectrale.
NB : au bas du pendentif est marqué McJeaves.

Je ne vais pas m'étendre sur le pendentif, puisque vous avez déjà fait le nécessaire pour le rendre inutile.

A priori, la possession ne se fait que sur les esprits faibles et les sorciers débutants ou ayant un peu de base médiuminique de base. A savoir que lorsque vous souhaitez faire face à un spectre ou à toute entité magique, la base est de l'enfermer dans un cercle de protection magique et de faire de même pour vous afin qu'aucun d'entre vous ne soit touché par les effets résiduels de l'anima.
Donc : allez vous former à la magie et aux bases élémentaires lorsque vous commencez à développer des capacités, même résiduelles et n'attaquez pas un esprit, il gagnera la plupart du temps.

Puisqu'il ne s'agit pas d'une possession démoniaque (ne me détrompez pas, je vous en prie), il sera plus facile et moins douloureux de se débarrasser de l'esprit. L'agent Westminster devra toutefois aller voir un exorciste assermenté par le Temple et subir une batterie de tests physiques et mentaux.

Lorsque l'esprit est faible (c'est à dire dans l'essentiel des cas), il finit par lâcher prise au bout de quelques minutes, s'il n'a pas réduit la conscience et la force mentale de la personne possédée à l'état de purée. Lorsqu'on s'éloigne du lieu / de l'objet hanté, le fantôme finit également, normalement, par lâcher prise. Si l'agent Westminster est toujours en état mental pour lutter, l'esprit pourrait devenir violent, voir faire subir des sévices mentaux et physiques à son corps. Si des phénomènes paranormaux se produisent autour d'elle (télékinésie, pyrogénèse, etc.) il s'agit d'une entité démoniaque ou d'une mânes.

Si, et seulement si, Westminster est toujours consciente, elle pourrait s'exorciser elle même, mais cela est peu probable, cela demande une rapidité et une certaine capacité mentale que le temps de possession a sûrement abrasé. Dans toutes les formes d'exorcisme, il vous reste donc l'exorcisme magique.

Ce qu'il vous faudra :

  • de la benoîte (herbe de saint Benoît, aussi appelée herbe du bon soldat), à faire brûler. Elle aide à la magie blanche. Vous pouvez également prendre de l'eau bénite, mais je n'en vois pas une grande utilité dans le cas présent. Vous brûlerez cela avec un charbon ardent
  • De la sauge que vous couvrez de charbons ardents
  • une bougie
  • de la craie (vous en aurez besoin pour tracer le cercle au sol, de protection, ne l'effacez pas, même si Westminster vous supplie de le faire, un pour vous et un pour elle, pour contenir l'esprit)
  • être dans un espace où une porte / une fenêtre peut être entrouverte


Faites preuve d'autorité et soyez clair, précis et ne posez pas trop de questions. Il s'agit d'un exorcisme, pas d'un interrogatoire, vous risqueriez de perdre Lucy à trop pousser l'esprit. Vous devrez bien évidemment poser quelques questions à l'esprit pour pouvoir le faire sortir (son nom, son but, à qui ou quoi est-il lié, etc.).
- écrivez son nom sur un papier, brûlez le en récitant l'incantation
- lorsque vous aurez réussi à transférer l'esprit dans un objet (le médaillon par exemple), placez le sur les braises du papier pour qu'il absorbe l'esprit
- versez la cire de la bougie pour sceller l'objet prison

J'imagine que vous ne connaissez pas vos éléments cardinaux, aussi vous devrez vous contenter de l'exorcisme sous forme de prière. Alighieri, vous savez prononcer le latin :
Regna terrae, cantate Deo, psallite Cernunnos,
Regna terrae, cantate Dea, psallite Aradia.
Deus caeli, Deus terrae,
Humiliter majestati gloriae tuae supplicamus
Ut ab omni infernalium spirituum potestate,
Laqueo, deceptione et nequitia,
Omnis fallaciae, libera nos, domine.
Exorcizamus te omnis immundus spiritus,
Omnis satanica potestas, omnis incursio,
Infernalis adversarii, omnis legio,
Omnis congregatio et secta diabolica.
Ab insidiis diaboli, libera nos, domine,
Ut coven tuam secura tibi facias libertate servire,
Te rogamus, audi nos !
Ut inimicos sanctae circulae humiliare digneris,
Te rogamus, audi nos !
Terribilis Deus de sanctuario suo,
Cernunnos ipse truderit virtutem plebi suae,
Aradia ipse fortitudinem plebi suae.
Benedictus Deus, gloria Patri,
Benedictus Dea, gloria Matri !


L'esprit va forcément reconnaître l'exorcisme et en devenir plus violent, ne laissez rien vous interrompre, s'il le faut, gardez une feuille et utilisez la pour vous souvenir de tout l'exorcisme.

Pour votre cercle de protection, contentez vous d'un tracé simple, ce qui sera plus compliqué sera sa mise en place, ne vous embêtez donc pas à faire quelque chose de trop élaboré, le temps manque.

Vous aurez besoin :

  • D'un bol de sel
  • D'un bol d'eau pure
  • 4 bougies blanches
  • 1 bougie noire
  • 1 bougie rouge
  • 1 encensoir
  • Des charbons ardents
  • De l'encens


La première fois que vous tracez votre cercle, faites-le avec votre doigt puisque votre espace n'est pas encore consacré. Faites trois fois le tour du cercle dans le sens des aiguilles d'une montre. Placez les ingrédients dedans.

Placez 4 bougies blanches en dehors du cercle, aux 4 points cardinaux, allumez-les puis éteignez toutes les lumières.

Réunissez tous vos éléments de rituel au milieu du cercle. Allumez votre encensoir. Allumez la bougie noire en plein milieu de votre cercle. Si vous avez oublié quelque chose et que vous êtes obligé de sortir du cercle, le rituel sera imparfait et vous devrez impérativement le recommencer depuis le début.

Vous devez savoir exactement où sont les 4 points cardinaux.

Prenez le bol de sel, partez du nord, tracez lentement votre cercle avec du sel en disant plusieurs fois :

'Avec le sel de la Terre, Je consacre ce cercle'

Prenez le bol d'eau, partez de l'ouest, faites le tour du cercle et humidifiez le sel en laissant tomber des gouttes, sans le toucher avec les doigts en disant :

'Avec l'eau du ciel et des rivières, Je consacre ce cercle'

Prenez la bougie noire, partez du sud, faites le tour du cercle en laissant tomber doucement quelques gouttes de cire sur le sel mouillé en disant :

'Avec le Feu sacré, Je consacre ce cercle'

Prenez l'encens, partez de l'est, faites doucement le tour du cercle en disant :

'Je consacre le cercle avec l'Air parfumé'

Si vous deviez impérativement sortir du cercle, visualisez une porte à l'est du cercle et avec des gestes ouvrez-la et n'oubliez surtout pas de la fermer. Si vous êtes plusieurs à participer au rituel, vous pouvez demander à quatre personnes de se tenir à chacun des points cardinaux et de prononcer l'une des invocations qui suivent. Si vous êtes seul, ou si vous préférez le faire vous-même, vous devrez changer de place à chaque invocation. Commencez par délimiter votre périmètre avec de la farine que vous verserez délicatement avec un petit entonnoir. N'oubliez pas de tracer un cercle assez grand pour que tous les participants puissent bouger aisément sans briser le cercle.

Une fois votre rituel effectué, vous devez fermer votre cercle magique.

Il faut tourner dans le sens contraire des aiguilles d'une montre en disant :
'Ô Gardiens de l'Univers. Je vous remercie de votre présence et de votre protection.
Je renvois les Énergies d'où elles proviennent. Qu'elles se dissipent lentement.
J'annule ce Cercle Sacré. Que tout soit maintenant comme avant !'


Éteignez les bougies dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Pour le cercle de Lucy :


Bon courage.

L. Tarquini
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Hermod

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MessageSujet: Re: Lucano Tarquini   Sam 17 Fév - 22:27

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